(1808–1889)
1 œuvre référencée
Né en 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans un Cotentin de landes et de légendes qui nourrit toute son œuvre, Barbey règne sur Paris en dandy catholique et monarchiste, critique redouté surnommé le « connétable des lettres ». « Les Diaboliques », saisies par la justice en 1874, échappent de peu au procès. Il meurt à Paris en 1889, aussi altier qu'à vingt ans.
« Les Diaboliques », ce sont six nouvelles de passion noire : adultères, vengeances et crimes cachés sous les convenances, racontés au coin du feu par des conteurs d'ancien régime. Le mal y garde son mystère, ce qui le rend infiniment plus troublant.
Son style à panache est unique : une oralité somptueuse, des images de grand seigneur, un art du secret et de la chute qui font de chaque récit un piège se refermant sur le lecteur.
Ce fantastique moral, où Satan rôde sans jamais se montrer, a marqué Bloy, Bernanos et Gracq. Commencez par « Le Bonheur dans le crime » ou « Le Rideau cramoisi », les deux joyaux du recueil.