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Benjamin Constant

(1767–1830)

1 œuvre référencée

Né à Lausanne en 1767, cosmopolite formé en Allemagne et en Écosse, Constant partage quinze ans tumultueux avec Germaine de Staël, dont l'exil sous Napoléon. Théoricien du libéralisme politique, il rédige pourtant l'Acte additionnel des Cent-Jours, puis devient l'orateur infatigable des libertés à la Chambre. « Adolphe », écrit en quinze jours, paraît en 1816. Il meurt à Paris en 1830.

« Adolphe » est le roman de l'indécision amoureuse : un jeune homme séduit Ellénore par désœuvrement, ne l'aime plus, et n'a pas la force de partir. Cent pages au scalpel sur le mal que l'on fait en croyant épargner, sans un mot de trop.

Entre Mme de La Fayette et Proust, personne n'a poussé aussi loin l'analyse psychologique : chaque phrase est une maxime sur la faiblesse du cœur, d'une lucidité qui met le lecteur en cause.

Constant est aussi l'un des pères du libéralisme politique, penseur de la liberté des Modernes contre celle des Anciens. Mais commencez, et l'on peut presque finir, par « Adolphe » : un chef-d'œuvre unique, qui se lit en une soirée et poursuit longtemps.

Bibliographie