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Alphonse Daudet

(1840–1897)

2 œuvres référencées

Né à Nîmes en 1840, fils d'un soyeux ruiné, Daudet connaît à seize ans l'humiliation d'être pion au collège d'Alès avant de monter à Paris. Secrétaire du duc de Morny, il conquiert le succès avec les « Lettres de mon moulin » puis « Tartarin de Tarascon ». Atteint d'une syphilis qui le torture pendant quinze ans, souffrance consignée dans « La Doulou », il meurt à Paris en 1897.

Daudet est le conteur du Midi : le moulin de Fontvieille, la chèvre de M. Seguin, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne. Ces récits brefs, entre rire et larmes, sont entrés dans l'imaginaire commun au point qu'on oublie qu'ils sont d'abord de la grande littérature.

Il y a aussi un Daudet romancier réaliste, admiré de Dickens et rival de Zola : « Le Petit Chose », autobiographie d'une enfance blessée, « Jack », « Le Nabab », tableaux du Paris du Second Empire d'une tendresse cruelle.

Son charme tient à l'alliance rare de l'ironie et de la compassion : il moque ses personnages en les aimant. Commencez par les « Lettres de mon moulin », bonheur immédiat, puis « Le Petit Chose » et « Tartarin de Tarascon », le comique méridional fait mythe.

Bibliographie