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Théophile Gautier

(1811–1872)

3 œuvres référencées

Né à Tarbes en 1811, Gautier abandonne la peinture pour les lettres et brandit son gilet rouge à la bataille d'Hernani, aux côtés de Hugo. Journaliste et critique infatigable pendant quarante ans, il voyage en Espagne, en Orient et en Russie, et devient le maître revendiqué des poètes du Parnasse. Baudelaire lui dédie « Les Fleurs du mal » en le saluant « poète impeccable ».

Gautier est le théoricien de « l'art pour l'art » : la beauté n'a pas à être utile ni morale, elle se suffit. Cette idée, lancée dans la préface de « Mademoiselle de Maupin » et ciselée dans « Émaux et Camées », a nourri Baudelaire, le Parnasse et toute la modernité poétique.

C'est aussi un conteur fantastique de premier ordre : « La Morte amoureuse », « Le Roman de la momie », vampires et momies y sont servis par une prose de peintre, précise et somptueuse, qui fait voir chaque étoffe et chaque lumière.

On le lit pour cette virtuosité heureuse et pour l'envers du romantisme : l'humour, la fantaisie, le goût du métier. Commencez par les récits fantastiques ou par « Le Capitaine Fracasse », son grand roman de cape et d'épée mélancolique.

Bibliographie