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Marcel Proust

(1871–1922)

7 œuvres référencées

Né à Auteuil en 1871, asthmatique dès l'enfance, Proust fréquente en dandy les salons du faubourg Saint-Germain, que l'on croit son seul horizon. À partir de 1909, il s'enferme dans sa chambre tapissée de liège et sacrifie tout à « À la recherche du temps perdu ». Le prix Goncourt couronne « À l'ombre des jeunes filles en fleurs » en 1919. Il meurt épuisé en 1922 ; les derniers tomes paraissent après lui.

« À la recherche du temps perdu » est souvent tenue pour le plus grand roman du XXe siècle : une cathédrale de trois mille pages sur la mémoire, le temps, l'amour et la vocation d'écrire, où la madeleine trempée dans le thé ouvre la porte d'un monde englouti.

Personne n'a été plus loin dans l'analyse du désir et de la jalousie, de Swann et Odette à Albertine, ni dans la comédie sociale : snobs, duchesses et parvenus y sont épinglés avec une drôlerie féroce qu'on oublie trop souvent.

La phrase proustienne, longue et sinueuse, n'est pas un obstacle mais l'instrument même de la découverte : elle suit la pensée jusqu'au bout de ses replis. Commencez par « Du côté de chez Swann », ou par « Un amour de Swann », roman dans le roman qui se lit seul.

Bibliographie