(1524–1585)
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Né en 1524 au château de la Possonnière, dans le Vendômois, Ronsard est promis à la diplomatie et suit la princesse Madeleine de France à la cour d'Écosse, mais une maladie le laisse à moitié sourd et il se tourne vers l'étude du grec auprès de l'helléniste Jean Dorat. Chef de file de la Pléiade, poète de cour d'Henri II puis de Charles IX, qui lui offre le prieuré de Saint-Cosme, près de Tours, il y meurt en décembre 1585.
Ronsard est le poète qui a voulu donner au français la grandeur des Anciens. Avec Du Bellay et leurs amis de la Pléiade, il imite Pindare, Horace, Anacréon et Pétrarque pour hisser la langue au niveau du grec et du latin. Il fixe en France les règles du sonnet, alterne rimes masculines et féminines, impose peu à peu l'alexandrin : toute la poésie classique sort de cet atelier.
Surnommé « prince des poètes et poète des princes », il a touché à tout, de l'ode pindarique aux « Discours des misères de ce temps » écrits pendant les guerres de Religion. Mais c'est le poète de l'amour et du temps qui passe que l'on retient : les « Odes », où paraît « Mignonne, allons voir si la rose », et les « Amours », chantés pour Cassandre, Marie puis Hélène, jusqu'au célèbre « Quand vous serez bien vieille ».
Mis en musique de son vivant par Janequin ou Lassus, puis par Ravel et Poulenc, Ronsard reste d'une fraîcheur intacte : ses vers se lisent à voix haute et se retiennent sans effort. Commencez par « Les Amours », le cœur de son œuvre, puis remontez aux « Odes » pour le voir rivaliser avec Pindare et Horace.
5,5 h de lecture