Alexandre Dumas · 1844
1Jean de Meung (et Guillaume de Lorris), Le Roman de la rose, Lyon, G. Le Roy, vers 1485.
1Louis XIII ne déclare la guerre à l’Espagne que le 21 mai 1635.
2Couleurs du pavillon espagnol.
1Javarts : tumeurs qui se forment aux pieds du cheval.
2Martingale : courroie qui empêche le cheval de lever exagérément la tête.
1Selon les ordonnances d’Henri III, renouvelées par les édits de Louis XIII (1617).
1Tréville ne fut nommé capitaine-lieutenant des mousquetaires, dont il était sous-lieutenant depuis 1625, que le 30 octobre 1634. Il ne fut jamais compagnon de jeu du futur Louis XIII.
1Histoire : d’Artagnan avait pour le moins six frères et sœurs.
1Cervantes, Don Quichotte, première partie, chap. VIII (pour les moulins) et XVIII (pour les moutons).
1Nous savons bien que cette locution de milady n’est usitée qu’autant qu’elle est suivie du nom de famille. Mais nous la trouvons ainsi dans le manuscrit, et nous ne voulons pas prendre sur nous de la changer. (Note de Dumas.)
1Dans Courtilz, Milady n’apparaît qu’au chapitre IV.
1La Fontaine, « Le Héron », Fables, livre VII, 4.
1Ci-dessus : « douze écus ».
1Cuir de l’aubergiste (ou de l’imprimeur) : il s’agit des bons sur l’épargne, qui s’écrivait alors « espargne ».
1Située à cette époque au début du faubourg Saint-Antoine.
2Actuellement rue Servandoni.
1Actuellement quai de la Mégisserie.
2L’hôtel de M. de Tréville s’élevait au croisement des rues de Tournon, de Condé et de Vaugirard.
1Voir Courtilz, chap. II : duel de d’Artagnan et de Porthos.
1Devise de fantaisie : « Fidèle et fort ».
1Dumas fait allusion à Courtilz (chap. II).
1Dameret : élégant empressé auprès des dames.
2Phœbus (graphié ordinairement phébus) : galimatias ; voir Corneille, Mélite, acte I, scène I, vers 65 : « donner sur le phébus ».
3Devise de Louis XIV : « Nec pluribus impar » (« Ici, inférieur à plusieurs »).
1Swift, Les Voyages de Gulliver, deuxième partie (« Voyage à Brobdingnag »). La première édition française paraît en 1727.
1Elles ne sont en réalité qu’une seule et même personne : Marie-Madeleine de Vignerot, dame de Combalet, puis duchesse d’Aiguillon (1638).
1Située à la hauteur de la Comédie-française. La deuxième porte Saint-Honoré, construite en 1380 à l’emplacement de l’actuel n° 161 de la rue Saint-Honoré, constituait un fortin de l’enceinte de Charles V ; elle se composait d’un rez-de-chaussée et d’un étage massif, flanqué à chaque angle d’une tour ronde. Elle disparut à la fin de 1636.
1Invention de Dumas.
1Courtilz : l’entrevue avec M. de Tréville a lieu après le duel avec les gardes du cardinal.
1Elle va aujourd’hui de la rue Vaugirard à la place Saint-Sulpice.
1Petite vérole : la variole qui, avant la mise en pratique de l’inoculation, tuait, selon d’Alembert, « la septième ou la huitième partie du genre humain ».
1La bataille de Pharsale (48 av. J.-C.) opposa Pompée à César ; celle de Pavie (1525) opposa François Ier aux Impériaux.
1Institution réservée à la noblesse où s’enseignaient équitation, escrime, tir.
1Le monastère était situé entre la rue de Vaugirard, la rue Cassette, la rue du Regard et la rue du Cherche-Midi.
1Courtilz : le baudrier mi-parti appartient à M. de Besmaux (chap. II).
1Au pied du quai des Théatins (actuellement quai Voltaire), il reliait le Pré-aux-Clercs à la rive droite.
2Carrefour des rues de Sèvres, de Grenelle, du Cherche-Midi et du Four.
1Il s’agit du Petit-Luxembourg que Richelieu ne cédera à sa nièce, Mme d’Aiguillon, qu’en 1639.
1Rois, livre troisième, III, 16-28 : le roi Salomon remet l’enfant disputé à la femme qui a montré qu’elle l’aimait le plus.
1Courtilz, chap. II : le duel, auquel ne prennent part ni Athos, ni Porthos, a lieu au Pré-aux-Clercs.
1Voir Plutarque, Vie de César, LIX : à la bataille de Pharsale.
2La pompe à eau de la Samaritaine, adossée au Pont-Neuf, était surmontée d’un campanile renfermant une horloge astronomique et un carillon qui jouait des airs toutes les heures.
1Courtilz : d’Artagnan est opposé à Bernajoux qui n’apparaît ici qu’au chap. VI.
1Voir La Dame de Monsoreau, chap. LXIX : « Hic obiit Nemrod. »
1Courtilz, chap. II : présentation au roi, don du roi.
1Faire charlemagne : se retirer de la partie sur des gains.
1Le 8 avril 1620, les régiments du roi y avaient mis en fuite les troupes de sa mère, Marie de Médicis.
1Le jeu de paume du Bel-Air.
1Le Pré-aux-Clercs s’étendait de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés à l’emplacement actuel des Invalides.
1Cet hôtel se trouvait alors rue de Tournon.
1Ordre du Saint-Esprit, institué par Henri III (1578).
1Daguet : jeune cerf de moins de deux ans.
1Soumise au concile de Trente par les jésuites, l’infaillibilité du pape ne fut proclamée qu’en 1870.
1Pistole : pièce d’or d’environ onze livres ; dans Courtilz, d’Artagnan reçoit cinquante louis (24 livres chacune), soit mille deux cents livres.
1Tréville avait épousé Anne Guillon, sœur de des Essarts.
1Située rue de la Lanterne ou rue de la Juiverie (actuellement rue de la Cité), ce cabaret, cité par Rabelais (Pantagruel, chap. VI), fut fréquenté au XVIIe siècle, par Molière, Boileau, Racine, La Fontaine.
1Institué par Henri III (1578) : croix d’or à huit pointes émaillées, vert et blanc sur chaque raie et cantonnée de quatre fleurs de lys portant au centre, d’un côté la Colombe, de l’autre l’image de saint Michel ; ruban bleu céleste.
1Courtilz : c’est d’Artagnan qui loge dans cette rue.
1L’hôtel des Mousquetaires, entre les rues du Bac, de Beaune, de Lille et de Verneuil, ne fut élevé que vers 1660.
1Tradition selon laquelle Richelieu, amoureux de la reine, aurait dansé devant elle costumé en bouffon. Voir Louis XIV et son siècle (chap. I (source : Mémoires inédits de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne, secrétaire d’État sous Louis XIV, publiées sur les manuscrits autographes, avec un essai sur les mœurs et les usages du XVIIe siècle, par F. Barrière, Ponthieu et Cie, 1828, t. I, p, 274-276).
1Précision utile pour la chronologie romanesque : d’Artagnan s’est logé rue des Fossoyeurs le soir même de son arrivée à Paris, quatre à cinq jours après le début du roman. L’intrigue principale, qui doit peu à Courtilz, se nouerait donc dans la première partie de juillet 1625.
1Voir Voyages en Asie, Afrique, Indes orientales et occidentales faits par Jean Mocquet... divisés en cinq livres et enrichis de figures, Paris, J. de Heuqueville, 1617. Mocquet effectua ses voyages – qui ne furent pas des spéculations commerciales – entre 1601 et 1612.
1Samuel, premier livre, XXVIII, 7-25.
1Voir Louis XIV et sa cour, chap. II. L’anecdote figure dans l’introduction aux Mémoires inédits du comte de Brienne, par F. Barrière, op. cit., p. 35-36 (recueil A-Z ; tome A, p. 7).
1Voir Mme de Motteville, Mémoires.
1Petite rue donnant quai des Orfèvres où la préfecture de Police, de sa création en 1800 à la Commune, logeait son administration.
1Actuellement rue Monsieur-le-Prince qui doit son nom au proche hôtel des princes de Condé.
1Cette rue allait de la petite place de Carrousel à la porte Saint-Honoré : elle ne prit son nom actuel qu’en 1633.
1La foire Saint-Germain se tenait, du 3 février à la veille du dimanche des Rameaux, dans l’actuelle rue Mabillon : ses bateleurs et ses cafés « les coquets, les filous et les tire-laine » (Scarron) ; la foire du Lendit, ouverte dans la plaine entre La Chapelle, Aubervilliers et Saint-Denis, durait deux semaines, jusqu’à la Saint-Jean.
1Elle portait ce dernier nom en 1628.
1La rue d’Assas fut ouverte en 1798 sous le nom de rue de l’Ouest : Mélanie Waldor, maîtresse de Dumas, habita au n° 5 de cette rue après avoir quitté le domicile familial de la rue de Vaugirard.
1Aramis loge donc rue de Vaugirard, entre les actuels nos 66 (rue Cassette) et 42 (rue Servandoni, c’est-à-dire rue des Fossoyeurs où se trouve le logement de d’Artagnan).
1Partant de la porte Saint-Michel, elle débouchait rue Séverin.
1Rebâti en 1652, le Fort-L’Évêque (emplacement du 19, rue Saint-Germain l’Auxerrois) était la prison de l’évêque de Paris.
1Anciennement rue de la Petite-Seine, elle allait de la rue Jacob à la Seine (rue Bonaparte).
2Le quai Malaquais et le quai Conti qui n’étaient alors qu’une piste bordée de saules.
3Elle ne fut percée qu’en 1641, dans les jardins de l’hôtel de Nevers.
1Trente-trois ans en réalité.
2Jacques Ier et son fils Charles Ier.
1Souvenir de Virgile : « dea certe », L’Énéide, livre I, vers 328.
1Portrait repris de Mme de Motteville, Mémoires (Petitot, tome XXXVI, p. 320-321).
1Dumas utilise l’arrestation, les interrogatoires subis par La Porte (Mémoires, Petitot, tome LXI, p. 346 et suivantes), bien plus tard en 1637.
1Anachronisme, le numérotage des rues ne remonte qu’à 1775.
1Exécutés en place de Grève, les criminels d’État étaient enterrés dans le cimetière de Saint-Jean-en-Grève, à l’est de l’Hôtel de Ville.
1Croix-du-Tiroir (La Porte), au carrefour de la rue Saint-Honoré et de la rue de l’Arbre-Sec : la potence et le gibet s’y dressaient.
1Elle reliait alors la rue Saint-Honoré à la rue Baillif et longeait le Palais-Cardinal.
1Distorsion chronologique : nous devrions toujours être en juillet, trois mois après l’arrivée de d’Artagnan à Paris.
1Interversion des événements historiques : Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, meurt le 26 décembre 1627 : Louis XIII et Richelieu passent les Alpes en février 1629 pour soutenir les droits de Charles de Gonzague-Clèves, duc de Nevers (traité de Suse, avril 1629) ; la prise de Nîmes, Castres et Uzès est également de 1629.
1Édition originale : « Mme de Surgis » (mauvaise lecture probable du ms).
1Après l’exécution de Chalais, Mme de Chevreuse est exilée en Poitou (août 1626) ; en 1627, elle est en Lorraine.
1Séguier ne devient garde des Sceaux qu’en 1633, mais Dumas souhaite intégrer à son roman sa perquisition chez la reine.
1Allusion à la vengeance de Samson, Juges, XVI, 22-30.
1L’expression est dans La Porte (anecdote rapportée dans Mémoires, Petitot, tome LIX, p. 373).
1Voir La Porte, Mémoires, (Petitot, tome LIX).
2Philippe IV, roi depuis 1621.
1Proverbes, XXX, 29.
1Dumas lui a d’abord donné vingt-cinq ou vingt-six ans.
1Dumas avait visité à Syracuse la carrière de pierre en forme d’oreille qui passait pour avoir été une prison du tyran Denys (voir Le Speronare).
1La forêt de Bondy, à dix kilomètres de Saint-Denis, passait pour un repaire de brigands.
1Forges-les-Eaux (Seine-Maritime) était, au dix-septième siècle, en grande réputation.
1Les bains de mer n’étaient alors recommandés qu’aux patients atteints de la rage.
1La porte Saint-Denis qui fut démolie en 1672 pour être remplacée par l’arc de triomphe.
1Les recherches de Ch. Samaran et de G. Sigaux pour retrouver les différentes auberges sont demeurées vaines, ainsi que les nôtres.
2Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).
1À une quinzaine de kilomètres après Beauvais.
1À une quarantaine de kilomètres de Londres.
1Saint-Valery-sur-Somme, et non Saint-Valery-en-Caux.
1Blangy, sur la Bresle, à trente kilomètres au nord-ouest de Neuchâtel-en-Bray, sur la Béthune.
1Dans l’Eure, à vingt-cinq kilomètres de Rouen ; de Neuchâtel à Écouis, d’Artagnan est passé par Forges-les-Eaux et Lyons-la-Forêt. FIN DU TOME PREMIER
1En 1625, le prévôt des marchands était de Bailleul.
2Saint-Jean-en-Grève, à l’est de l’Hôtel de Ville.
1Dans la relation reproduite par Barrière, le roi quitte l’Hôtel de Ville, « estant environ neuf heures du matin ». ... Timeo Danaos et dona ferentes.<sup>1</sup> Ce qui veut dire : « Défiez-vous de l’ennemi qui vous fait des présents. » – Ce diamant ne vient pas d’un ennemi, monsieur, reprit d’Artagnan, il vient de la reine. – De la reine ! oh ! oh ! dit M. de Tréville. Effectivement, c’est un véritable bijou royal, qui vaut mille pistoles comme un denier. Par qui la reine vous a-t-elle fait remettre ce cadeau ?
1« Je crains les Grecs et les cadeaux qu’ils me font », Virgile, Énéide, chant II, vers 49.F. Barrière, op. cit., p. 119-120-359, reproduit des vers de ballets de Benserade, nécessairement postérieurs puisqu’en 1625 le poète n’avait que quatorze ans.
1Juges, XVI, 4-21 : les Philistins promettent à Dalida onze cents sicles d’argent.
1Source probable : Courtilz : l’enlèvement de Mme de Miramion par le moine Clément ; également raconté par Tallement des Reaux, Historiettes (Pléiade, tome I, p. 749-750).
1Elle doublait, depuis 1583, la Porte-Neuve sur le quai, au bout de la Terrasse des Tuileries : son nom lui venait des pourparlers de Suresnes entre les députés du roi et ceux de la Ligue, en 1593. Reconstruite par Pidoux en 1632, elle fut démolie en 1730.
1Il appartenait alors aux Gondi.
1Au bas de Saint-Cloud pour traverser la Seine.
1Dans Le Siècle, ce chapitre s’intitule « Porthos ».
1La correction proposée par G. Sigaux (Pléiade, p. 274) : « mais c’est vous qui plaisantez » ne paraît pas pertinente.
1Le Palais-Cardinal ne fut achevé qu’en 1636 : en 1625, Richelieu résidait encore place Royale.
1Portes plutôt que barrières (appartenant à l’enceinte des Fermiers généraux).
2Située après Saint-Denis, sur la route de Beauvais.
1Entre les rues Saint-Martin et Saint-Denis : c’était la rue où l’on cuisait les oies « Vitus ubi coquuntur anseres », d’où peut-être le nom coquenard de la maîtresse de Porthos.
1De l’italien « cosi cosi » (« à peu près ») ; s’écrit plutôt « couci-couci », voir Molière, L’Étourdi, acte IV, scène V).
1Le domaine de Chantilly appartenait encore en 1625 à Henri II de Montmorency dont les domaines furent confisqués après qu’il fut décapité : le prince de Condé, Henri II, n’en prit possession qu’en 1643.
1Clermont-sur-Oise, à quatre lieues et demi de Chantilly.
1Montdidier (Somme) possède une église Saint-Pierre et une église du Saint-Sépulcre ; la ville est située à 38 kilomètres de Crèvecoeur-le-Grand (Oise).
1Le Tasse, La Jérusalem délivrée, chant XVI.
1« Les clercs de l’ordre inférieur doivent, pour bénir, user de l’une et l’autre main. »
1« Tout à fait admirable. »
1« Nageant plus facilement. »
2« Comme dans l’immensité des cieux. »
1Exode, XVII, 12 : « Il s’assit [sur une pierre] tandis qu’Aaron et Hur lui soutenaient les bras, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. »
2Marc, XVI, 18 : « Ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. »
1« Sujet dénué de tout ornement. »
2Saint Jean Chrysostome a laissé des traités ascétiques (Parallèle d’un roi et d’un moine), des Cathéchèses baptismales, des Homélies. Des oeuvres complètes de saint Jean Chrysostome avaient été publiées, in-folio, en 1609-1614 : Sancti patris nostri Joannis Chrysostomi, Opera omnia, Editit Fronto Ducaeus, Lutetiae parisionum, 3 vol.
1L’Augustinus, oeuvre posthume de Cornelius Jansen, ne fut publié qu’en 1640 : il fut condamné par l’inquisition (1641) et par Urbain VII (1642-1643) ; cependant, son interprétation de la doctrine de saint Augustin sur la grâce s’était répandue avant la publication du livre. Le texte d’Aramis renvoit aux Psaumes, LI (L), 19 : « Mon sacrifice, c’est un esprit brisé. »
2Condamné par saint Augustin, le moine Pélage affirmait l’excellence de la création et le libre-arbitre contre la doctrine du péché originel et de la grâce nécessaire.
1« Tu regrettes le diable. »
1Allusion peut-être à la Genèse, XXIX, 18 : « Oblatio est Domini ador suavissimus victamae Dei. »
1L’origine de ces vers est inconnue mais une certaine ressemblance est à noter avec le poème de Victor Hugo, Écrit au bas d’un crucifix : « Vous qui pleurez, venez à Dieu car il pleure », (Contemplations, dans Oeuvres complètes, Poésie II, Robert Laffont, collection « Bouquins », 1985, p. 340).
2Non répéré dans saint Augustin : « Que la parole du clerc soit austère » (la traduction du curé, « Que le sermon soit clair », est une traduction de curé).
1Matthieu, XIII, 4 : « Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. »
1La « grâce efficace », au contraire de la « grâce suffisante », est suivie d’effet.
1Épître de saint Jacques, V, 13.
1Il s’agit de Judith, livre historique de la Bible.
1Elle n’allait alors que de la rue Payenne à la rue Vieille-du-Temple (actuels nos 20 à 42). L’hôtel de la Force – qui fut transformée en prison en 1780 – avait son entrée rue du Roi-de-Sicile.
2Elle reliait, comme aujourd’hui, les rues des Francs-Bourgeois et du Parc-Royal.
1Inadvertance de Dumas ou mauvaise lecture d’un imprimeur : le siège d’Arras eut lieu en 1640.
1« Vanitas vanitatum et omnia vanitas » : « Vanité des vanités, et tout n’est que vanité », Ecclésiaste, I, 2.
1Référence probable au tableau de Rubens, Silène et les satyres (musée des Offices, Florence).
1« Ubique pavor, et plurima mortis imago », Virgile, L’Énéide, chant II, vers 369.
1Foudre : tonneau contenant de cinquante à trois cents hectolitres.
1Vitray (voir La Jeunesse des Mousquetaires, Prologue, scène II).
1Anachronisme : la place Saint-Sulpice ne fut commencée qu’en 1757 par Servandoni.
1« Faute d’un point, Martin perdit son âne. »
1L’Iliade, chant I, vers 197-198 : « Elle [Athéna / Minerve] s’arrête derrière le Peléide et lui met la main dans ses blonds cheveux. »
1Cheval favori d’Alexandre le Grand.
1Héros de chansons de geste (Renaud de Montauban) : les quatre fils d’Aymon de Dordone chevauchaient sur un seul cheval, Bayard.
1Charles Perrault, La Barbe bleue, dans Histoires du temps passé, avec des moralitez, 1697.
2« Elle sera, elle est, elle fut. »
1Nom donné aux Timurides qui, somptueux, régnèrent au nord-est de l’Inde à partir du XVIe siècle.
1Un écu = trois livres ; une pistole = dix ou onze livres.
1La simple chronologie romanesque ne mène que vers le 10 octobre 1625.
1Les chap. XXIX, XXXII, XXXIV ont été adaptés pour la scène : Porthos à la recherche d’un équipement, comédie-vaudeville en un acte, par Anicet, Dumanoir et Brisebarre, théâtre du Vaudeville, 23 juin 1845. Édition Beck, Tresse, 1845.
2Chapitre précédent : « Le roi venait de lui accorder la faveur d’entrer dans les mousquetaires. » Sous-entendu : après la campagne ?
1Racine, Phèdre, acte V, scène VI : « Ses superbes coursiers, qu’on voyait autrefois / Pleins d’une ardeur si noble obéir à sa voix, / L’œil morne maintenant, et la tête baissée / Semblait se conformer à sa triste pensée. »
1L’église Saint-Leu-Saint-Gilles, rue Saint-Denis (actuel n° 92).
1En face de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles, le couvent était occupé alors par les Dames de Saint-Magloire. La rue aux Ours était reliée à la rue Saint-Magloire par la rue Salle-au-Comte.
1Source : Courtilz, chap. IV.
1Louis XIV naîtra à Saint-Germain-en-Laye le 5 septembre 1638. Rappelons que Dumas séjourne souvent dans cette ville, au pavillon Henri IV, pendant la composition des Trois Mousquetaires.
1Aucune auberge de ce nom ne semble avoir existé à Saint-Germain.
1Le nom vient de la relation reproduite par F. Carrière dans ces Éclaircissements historiques aux Mémoires inédits de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne... (voir chap. XXI, p. 186, note 1). Dans les Mémoires de La Rochefoucauld (Petitot, tome LI, p. 343), son nom est Carlisle.
1La place Royale (place des Vosges) avait été inaugurée en 1612 et était alors un séjour à la mode : l’actuel n° 6 appartenait alors à Pierre Jacquet, vicomte de Tigery avant de passer au prince de Guéménée. Quand Dumas écrivait le roman, le deuxième étage du 6, place des Vosges était occupé par Victor Hugo. L’adresse est signe d’amitié.
1Chapitre 50 : lord de Winter évoque son frère aîné.
1La bassette et le lansquenet sont des jeux de cartes, aux règles proches ; le passe-dix un jeu à trois dés dans lequel le joueur parie d’amener plus de dix points.
1Sa façade principale regardait la rue Saint-Denis : siège de la juridiction de la prévôté de Paris, le Grand-Châtelet renfermait, dans sa partie droite, les salles de justice et une morgue ; dans sa partie gauche les prisons de prévenus en instance.
1« Festin du festin » : Plutarque, Vie de Lucullus, LVII.
1L’Avare, acte III, scène I : la comédie est représentée pour la première fois le 9 septembre 1668.
1Source : Courtilz, chap. IV.
1Don Japhet d’Arménie, comédie en cinq actes de Scarron (hôtel de Bourgogne, 1647) d’après El Marquès de Cigarral, de Castillo Sorlozano. Première édition : 1653.
1La femme marquée est dans les Mémoires de M.L.C.D.R. (Monsieur le comte de Rochefort) de Courtilz, Cologne, P. Marteau, 1688 contenant ce qui s’est passé de plus particulier sous le ministère du cardinal de Richelieu et du cardinal de Mazarin, avec plusieurs particularités remarquables du règne de Louis le Grand. Le père de Rochefort a épousé en secondes noces la fille d’un meunier, Madeleine de Gaumont, condamnée aux galères et marquée.
1Chap. I : « Vingt à vingt-deux ans. »
1Chap. XXXV : « De ma mère, qui le tenait de sa mère à elle. »
1Voir Hérodote, Histoires, livre III, 41-42.
1La route du Roule (place de l’Étoile) à Chaillot, village presque rustique alors avec ses vignes et ses jardins.
1La représentation de Mirame (14 janvier 1641) « fut remarquable sous plus d’un rapport. On savait que la pièce était en partie du cardinal : qu’on juge que l’ouvrage d’un premier ministre, représenté dans son palais, sous ses yeux, en présence de tous les courtisans, devait avoir de succès ! [...] Cette pièce ne flattait pas seulement l’amour-propre de l’auteur, elle satisfaisait les ressentiments du ministre et la jalousie de l’amant : elle abondait en allusions amères sur la conduite d’Anne d’Autriche, sur ses liaisons avec l’Espagne, et sur l’amour-propre qu’en toute occasion le brillant favori de deux rois d’Angleterre, Buckingham, laissait éclater pour cette princesse. Mirame y prononçait les deux vers suivants : Je me sens criminelle, aimant un étranger Qui met, pour mon amour, cet état en danger. » (F. Barrière, op. cit., p. 26-27.) La tragédie, pour l’essentiel, était l’ouvrage de Des Marets de Saint-Sorlin.
1D’Artagnan et les mousquetaires ont affronté les gardes du cardinal au pied des carmes-déchaussés ; le couvent des Chartreux occupait un vaste triangle dont les sommets seraient actuellement l’extrémité nord de l’École des Mines, le coude que fait la rue Duguay-Trouin et l’intersection de la rue Henri-Barbusse et du boulevard du Port-Royal. L’entrée de son enclos était ouvert au public masculin.
1Le roi quitte Paris pour La Rochelle le 15 juillet 1627.
1L’édit de Nantes (13 mars 1598) accordait aux protestants, pour huit ans, des places de sûreté comme Montpellier, Montauban, La Rochelle. Elles furent supprimées à la paix d’Alès (1629).
1François de Lorraine, duc de Guise, qui reprit Calais (1558).
2Mémoires du maréchal de Bassompierre (Petitot, tome XXI).
1La flotte anglaise, forte de cent navires et de cinq mille hommes, quitte Portsmouth le 27 juin 1627 ; le 22 juillet a lieu le débarquement à l’île de Ré dont le défenseur, le comte de Toiras, doit se retrancher dans le fort Saint-Martin.
2Sur la côte nord de l’île.
1« Le roi, qui était à toute heure averti des desseins des Anglais et des pratiques des Rochelois [...}, fit munir ses côtes, et leva une armée pour se porter où besoin serait ; résolu d’y aller en personne, et Monsieur, son frère, avec lui. [...] Se préparant pour partir, alla en parlement pour leur dire adieu, et faire, quant et quant, vérifier ce code que M. de Marillac, garde des sceaux, avait compilé, et qui de son nom fut dit Code Michaud », Bassompierre, op. cit., p. 86. Le château de Villeroy, près de Mennecy, à quelques kilomètres au sud de Corbeil.
1Pendant la maladie du roi, le duc d’Angoulême avait obtenu d’aller à La Rochelle commander son armée de Poitou, rejoint bientôt par Gaston, duc d’Orléans, qui « brûlait du désir d’aller à l’armée ». Le fort est le fort d’Orléans, « qui était le seul travail qu’en trois mois on avait fait à La Rochelle ». (Bassompierre, op. cit., p. 102).
1La pointe des Minimes est située au sud de la rade de La Rochelle : la construction du couvent des Minimes est postérieure au siège.
1Texte : « Angoutin ». Bassompierre graphie « Angoulains ».
1Ms. de Maquet lacunaire : quelques lignes pour ce chap.
2À l’arrivée de Monsieur à La Rochelle, le duc d’Angoulême avait été « couché comme lieutenant général », emploi qu’il prétendra continuer d’exercer quand le roi rejoindra l’armée, aux détriments des maréchaux de France, Bassompierre et Schomberg.
1Indice temporel approximatif : Louis XIII quitte Villeroy le 19 août pour regagner Saint-Germain-en-Laye. Il se met en route le 21 septembre pour La Rochelle où il arrive le 12 octobre : le commencement du mois d’octobre eût mieux convenu.
1Le Fort-Louis, à l’ouest de La Rochelle, près de la Motte-Saint-Michel. Texte : « fort Neuf », probable erreur de lecture.
1« Le mardi 12 [octobre], le roi vint dîner à Moscy ; la cavalerie de l’armée le vint rencontrer entre Moscy et Estré, puis il arriva audit Estré, d’où Monsieur était délogé pour lui laisser la place », Bassompierre, op. cit., p. 96. FIN DU TOME DEUXIÈME