Alexandre Dumas · 1845
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XIV.
1Richelieu, à sa mort, avait légué le Palais-Cardinal au roi ; le
7octobre 1643, la régente Anne d’Autriche vint y habiter ; le palais s’appela désormais Palais-Royal. Mazarin y fut logé dans un appartement situé entre celui de la reine et celui du jeune roi.
2Concino Concini, maréchal d’Ancre, fut assassiné par Vitry le
24avril 1617. Dumas y fait encore allusion dans Le Vicomte de Bragelonne, chap. V.
1On sait que Mazarin, n’ayant reçu aucun des ordres qui empêchent le mariage, avait épousé Anne d’Autriche. Voir les Mémoires de La Porte, ceux de la princesse Palatine. (Note de l’édition originale.)
2Le duc de Beaufort avait été arrêté le
2septembre
1643; le prince de Condé sera arrêté en 1650.
1Omer Talon, Mémoires (Petitot, tome LXI, p. 118), cité comme l’indique Dumas dans les Mémoires de Mme de Motteville.
2Mme de Motteville. (Note de l’édition originale.)
1La mutinerie des maîtres des requêtes a lieu le
9janvier.
1Le porte-parole s’appelait Gomin ; voir Mme de Motteville, op. cit., p. 313-314, que Dumas recopie presque littéralement.
1Ce qui n’empêche pas M. l’avocat général Omer Talon de l’appeler toujours M. Particelle, suivant l’habitude du temps de franciser les noms étrangers. (Note de l’édition originale.)
2L’anecdote figure dans les Historiettes de Tallemant des Réaux (M. D’Esmery, Pléiade, tome II, p. 17-18.)
1La scène avait eu lieu la veille, le 8. Le fils d’Émery était connu sous le nom de président de Thoré ; ce paragraphe et le précédent, construits à partir des Mémoires de Mme de Motteville et des Historiettes de Tallemant de Réaux, peut prêter à confusion ; c’est d’Émery lui-même qui avait épousé Marie Le Camus.
1Paragraphe issu de Mme de Motteville, op. cit., p. 314-315. La scène a lieu le 9, jour même du conseil. Voir Retz, Mémoires (Petitot, tome XLIV, p. 316) : « Plus intrépide que le grand Gustave et M. le Prince. »
1Retz, Mémoires, seconde partie (Petitot, tome XLIV, p. 194). Le lit de justice est du
15janvier, trois jours après la messe à Notre-Dame.
1Jérôme le Fréron. D’après Retz, la visite du prévôt des marchands au Palais-Royal a lieu la veille de la cérémonie à Notre-Dame, soit le
11janvier.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XIII.
1Poste de police, situé rue Saint-Honoré, élevé au milieu de la rue en
1551(à la hauteur de l’actuel no 149). L’hospice des Quinze-Vingts, fondé par Saint Louis pour les aveugles, allait de l’actuel no
155jusqu’aux guichets de Rohan. La butte Saint-Roch, à l’origine discutée, fortifiée d’un bastion par François Ier, s’élevait à l’emplacement du carrefour de l’avenue de l’Opéra et des rues Thérèse et des Pyramides.
1Mazarin avait commandé une compagnie dans les troupes du prince de Palestrina lors de l’occupation de la Valterine par l’armée pontificale ; lors du licenciement des troupes en 1626, il avait grade de capitaine.
1D’après Les Trois Mousquetaires, d’Artagnan est né en 1607.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XL.
1Source : « Essai sur les moeurs et les usages du XVIIe siècle » pour servir d’introduction aux Mémoires inédits de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne, par F. Barrière, Ponthieu et Cie, 1828, tome I, p. 69 : « Mazarin qui, la nuit, pendant la plus grande effervescence, parcourt, en habit d’officier, les postes placés autour du Palais-Royal. »
2Sur Mirame, voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXXIX. Mazarin fit représenter, le 2 mars 1647, Orféo de Luigi de Rossi, premier opéra italien à être donné à Paris ; auparavant, il avait patronné la représentation, au Petit-Bourbon, le 14 décembre 1645, d’une comédie musicale de Guilo Strozzi, La Folle supposée (voir Louis XIV et son siècle, chap. XIV).
1Victoire illustre du futur Grand Condé, alors duc d’Enghien (19 mai 1643).
1Guitaut a alors soixante-sept ans. Un vent de Fronde S’est levé ce matin ; Je crois qu’il gronde Contre le Mazarin. Un vent de Fronde S’est levé ce matin<sup>1</sup> !
1Voir « Introduction aux Mémoires relatifs à la Fronde » (Petitot, tome XXXV, p. 66-67) ; voir également Mémoires de Mlle de Montpensier (Petitot, tome XLI, p. 31) : « [Bachaumont] dit de sa partie : “Je le fronderai bien.” Les calvinistes et les catholiques des Pays-Bas, traités de gueux par les Espagnols, adoptèrent ce nom pour s’en glorifier (1566). « Je fis voir [au président de Bellièvre] un manuscrit de Saint-Aldegonde, un des premiers fondateurs de la république de Hollande, où il était remarqué que Broderode se fâchant de ce que [...] l’on les appelait les Gueux, le prince d’Orange lui écrivit qu’il n’entendait pas son véritable intérêt [...] et qu’il ne manquât pas même de faire mettre sur leurs manteaux de petits bissacs en broderie, en forme d’ordre », Retz, Mémoires.
1Mazarinade, improvisée par le président Barillon, qui figure dans les Mémoires de Mlle de Montpensier (Petitot, tome XLI, p. 31-32).
2La phrase se trouve dans la Biographie universelle Michaud, article Mazarin.
1Penpendiculaire à la rue Saint-Honoré, elle aboutissait en face de l’entrée du Palais-Royal, après avoir traversé l’actuelle place du Carrousel ; le corps de garde faisait face à l’entrée du palais, entre les rues Saint-Thomas-du-Louvre et Fromenteau.
2Le Vaudeville, qui brûla en 1836, avait succédé au Vaux-Hall d’Hiver (1785) et au bal du Panthéon ; il avait été aménagé dans une partie du célèbre hôtel de la marquise de Rambouillet. Dumas y donna son Kean.
1Ouverte en 1639, cette rue ne prit qu’à la fin du siècle le nom de Villedo, qui, général des bâtiments du roi, fut chargé de l’aplanissement de la butte Saint-Roch (1667-1677).
1Ce fut en effet Guitaut qui exécuta l’arrestation de Beaufort. Voir Mme de Motteville, Mémoires, seconde partie (Petitot, tome XXXVII, p. 48).
1Pietro Mazarini, intendant au service des Colonna, avait eu d’Hortense Bufalini quatre filles et deux fils.
1Nonce du pape de 1634 à 1636, il s’attacha à la fortune de Richelieu et se fit naturaliser en 1639. Six ou sept ans eût mieux convenu puisque Les Trois Mousquetaires se termine en 1628.
1Le café de Foy occupait sept arcades de la galerie de Montpensier (nos 57 à 60) ; il était, sous la Restauration, le rendez-vous des artistes.
1Le d’Artagnan historique prit part à la campagne de Roussillon qui s’acheva par la prise de Perpignan (9 septembre 1642) ; voir Courtilz de Sandras, chap. III, mais né en 1623, il ne put bien sûr assister à la prise du Pas-de-Suze (1629).
1Voir Histoire de la Bastille depuis sa fondation (1373) jusqu’à sa destruction… par MM. Arnould et Alboize du Pujol (et Maquet), 1844, 8 tomes en 4 vol.
1Bassompierre fut enfermé à la Bastille du 25 février 1631 au 19 janvier 1642. Sa réponse figure dans les Historiettes de Tallemant des Réaux (Bassompierre, Pléiade, tome I, p. 602).
1Le Jardin de Renard ou Regnard, ancien valet de chambre de l’évêque de Beauvais, était un établissement réputé, situé au bout des Tuileries, sur un emplacement proche de l’actuelle place de la Concorde.
1La mésaventure de Rochefort est racontée dans les Mémoires de M.L.C.D.R. (Monsieur le comte de Rochefort), attribuées à Courtilz de Sandras, Cologne, P. Marteau, 1688. Elle est reproduite dans Louis XIV et son siècle, Note I (Rochefort et Rieux, après quelques jours au Châtelet, sont libérés grâce à l’intervention de Gaston d’Orléans).
1Vingt-trois ans.
1« Feriunt summos / fulgura montis » (Horace, Odes, livre II, x, 11-12).
1Rue des droguistes et des confiseurs, elle reliait au XVIIe siècle les rues Saint-Martin et Saint-Denis et portait aussi le nom de la Pourpointerie.
1Voir Mémoires de M.L.C.D.R., utilisées dans Louis XIV et son siècle, chap. III. L’archiduc était le futur empereur Ferdinand III (1608-1657).
1Les dix-sept seigneurs, les plus élégants de la cour, étaient autorisés à demeurer au Louvre après la fermeture des appartements, voir Louis XIV et son siècle, chap. I, note I.
1Tirer les marrons du feu : voir La Fontaine, Fables, livre IX, XVIII, « le Singe et le Chat ».
1Le chemin par lequel le cardinal se rendait chez la reine mère se voit encore au Palais-Royal, Mémoires de la princesse Palatine, p. 331. (Note de Dumas)
1Peut-être Histoire d’Alexandre le Grand, tirée de Quinte-Curce et autres auteurs, traduction de Lesfargues, Camusat, 1639 ; mais il ne renferme pas de gravures.
1Louis avait quatre ans à la mort de Richelieu.
1La Porte avait été nommé premier valet de chambre du roi en 1645. L’aversion du jeune roi pour Mancini est notée par La Porte (Mémoires, Petitot, tome LIX, p. 415) : « Le roi me défendait toujours de le donner à M. de Mancini, […], tant il avait de peine à souffrir auprès de lui ceux qui appartenaient à Son Éminence. »
1Nous n’avons pas retrouvé d’opéra appelé Thisbé, non plus que les vers cités par Mazarin.
1Rentrée à grâce au début de la Régence (arrivée à Paris le 14 juin 1643, de Bruxelles), elle fut de nouveau exilée pour conspiration, à Couzières en Touraine, puis menacée d’être arrêtée, elle s’enfuit en Angleterre.
2Sur ce renvoi, voir Mme de Motteville, Mémoires, livre second (Petitot, tome XXXVII, p. 63-66).
1Marie de Médicis était morte le 3 juillet 1642 à Cologne où elle résidait depuis le mois d’octobre précédent.
1Voir Vigny, Cinq-Mars, chap. XV (« L’Alcôve ») : Anne d’Autriche montre à Marie de Gonzague un coffret contenant « un couteau d’une forme grossière dont la poignée était de fer et la lame très rouillée ; il était posé sur quelques lettres ployées avec soin, sur lesquelles était le nom de Buckingham ». Dumas et Vigny ont-ils eu une source commune?
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XVII (« elle écrivit deux lignes »), XX et LIX.
1« Les adeptes devaient subir un silence de deux, trois ou cinq ans », (Michaud, Biographie universelle).
1Les Trois Mousquetaires, chap. XXII.
1L’écu d’argent valait trois livres ; le doublon est une monnaie d’or valant le double d’un écu d’or, lequel correspondait à six livres. La pistole ayant une valeur de dix livres, Mazarin a remis à d’Artagnan mille livres, soit environ trois cent trente-trois écus d’argent.
1Entre les rues Montorgueil et Montmartre, elle venait d’abandonner son nom primitif de Quiquetonne.
1Au chap. I, des Trois Mousquetaires, d’Artagnan est un « Don Quichotte à dix-huit ans » ; par la suite, son âge varie de dix-huit à vingt ans.
1Le mot « troupier » est attesté en 1821.
1La Chevrette est citée dans les Mémoires de Brienne (tome II, chap. VIII, p. 3) : l’auteur y rencontre Priolo, auteur d’un pamphlet contre Mazarin. Dans Le Siècle, la jolie cabaretière loge successivement rue du Vieux-Colombier, rue Montmartre, rue des Vieux-Augustins.
2Le Siècle : « […] d’une famille assez ancienne de Normandie ». La liaison commence après la campagne d’Arras (1640). Les amours de d’Artagnan et de Madeleine Turquenne s’inspirent des Mémoires de M. de d’Artagnan de Courtilz de Sandras, chap. III, mais en adaptant librement.
1La campagne de Franche-Comté n’eut lieu qu’en 1668, or la campagne mentionnée ici prend place en 1646, année où les opérations militaires se déroulèrent surtout en Flandre (siège et prise de Mardick, prise de Furnes et de Dunkerque).
1Le Siècle : « […] un capitaine suisse nommé Straatman ».
1Démolie en 1634, l’enceinte de Charles V et son fossé avait fait place, entre autres, à la rue des Fossés-Montmartre (actuellement rue d’Aboukir).
1Le cabaret du Chat-qui-pelote était situé, au XVIIe siècle, à l’angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille-du-Temple (actuel n° 52).
1La rue des Bourdonnais était alors sise entre les rues de Béthisy et Saint-Honoré.
1Le cimetière des Innocents était limité par la rue Saint-Denis, la rue aux Fers, la rue de la Lingerie et la rue de la Ferronnerie, soit une superficie quadruple à celle de l’ancien square des Innocents.
1Voir Homère, L’Odyssée, chant I.
1Richelieu est mort le
4décembre
1642: il n’y a pas eu de siège de Besançon à cette époque.
1Le père du d’Artagnan historique est mort le
4décembre 1642.
2Ville espagnole alors, assiégée et prise en
1657et concédée à la France par le traité des Pyrénées.
1Artagnan était une seigneurie bigourdane appartenant aux Montesquiou, dont était issue la mère du d’Artagnan historique : elle n’avait jamais été la propriété des Batz-Castemore, ancêtres de d’Artagnan.
1Selon une version latine de la légende, Omphale, reine de Lydie, humiliait Achille en l’habillant en femme et en le forçant à filer à ses pieds.
1Arras est prise en 1640.
1« Condé, à Fribourg, jeta son bâton dans les rangs ennemis ; tous les Français coururent le ramasser [3-10 août 1644] », Michelet, Précis de l’histoire de France avant la Révolution, reprenant Le Siècle de Louis XIV de Voltaire, chap. III.
1Matthieu, IV, 10.
1Hypocras : vin sucré dans lequel ont infusé canelle et girofle.
1Le vin de Montreuil-sous-Bois était réputé pour son acidité.
1La Fontaine, Fables, livre II, XIV ; « Le Lièvre et les Grenouilles », vers 1-2 : « Un lièvre en son gîte songeait / (Car que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe?) »
2Sur le duel entre Guise et Coliigny, voir Mme de Motteville, Mémoires (Petitot, tome XXXVII, p. 58-60).
1François V de La Rochefoucauld mourut en 1650.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XX : aux tétragones (épinards), d’Artagnan subtitue ici les théobromes, graines de cacaoyer.
1Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris, oncle du futur cardinal de Retz. Laboissière, dis-moi... « Vous le connaissez ? – Non pas ; chantez-le, mon cher. Et Aramis reprit du ton le plus cavalier : Laboissière, dis-moi, Suis-je pas bien en homme
1Au chap. II des Trois Mousquetaires, Dumas donne à Aramis « vingt-deux à vingt-trois ans à peine » : il serait donc né en 1603, puisque l’action a lieu en avril 1625 ; il devrait donc avoir, en 1648, quarante-cinq ans.
1Reprise de Louis XIV et son siècle (chap. IV), d’après Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome I, p. 247). Tallemant graphie « La Folène ».
1L’église Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine, dont la première pierre avait été posée par Louis XIII en 1627. Le cardinal de Richelieu y avait dit la première messe le 9 mai 1641.
2Voir chap. VII.
1Aramis est-il, comme l’assure Gilbert Sigaux, un second Gaspart de Coligny qui s’était battu en duel pour Mme de Longueville ? Il faut plutôt prendre Gaspard dans son acception argotique : rat ou chat, c’est-à-dire animal plein de ruse.
1« Temps délicieux », sur le modèle virgilien : « irreparabile tempus ».
1Il avait présenté Mazarin, rencontré en 1626, au puissant ministre Francesco Barberini, neveu et cardinal-ministre du pape.
2Pulcinella, homme du peuple, moqueur et farceur de la comédie napolitaine ; Pantalon, marchand, avare et libidineux, de la comédie vénitienne, apparaissaient dans la Comedia dell’arte. Retz, Mémoires : Broussel, après sa libération, eut une entrevue avec Mazarin : « [Il] me coula ces paroles dans l’oreille : “Ce n’est là qu’un Pantalon.“ »
1Tallemant des Réaux, Historiettes (« Le cardinal de Retz », Pléiade, tome II, p. 303), décrit Retz comme « un petit homme noir […] mal fait, laid, et maladroit de ses mains », mais la bosse était au dos du prince de Conti.
1Dumas situe cette terre soit près de Villers-Cotterêts (chap. XII), soit près de Meaux (chap. XIV). Un Bracieux existe en Loir-et-Cher.
1Virgile, Géorgiques, III,
284: « Il fuit, le temps, et sans retour. »
1Seule occurrence où Aramis soit prénommé.
1Le château avait été donné par Louis XIII à son frère Gaston d’Orléans et il n’était donc plus depuis cette date résidence royale.
1La forêt de Retz. Au chap. XXIV des Trois Mousquetaires (« Le pavillon »), on lit : « L’oscillation des grands arbres et le reflet de la lune dans les taillis sombres causaient [à Planchet] une vive inquiétude. »
2Voir Mme de Motteville, Mémoires (Petitot, tome XXXVII, p. 74) : « Son souper fini, nous en mangions les restes sans ordre ni mesure, nous servant pour tout appareil de sa serviette à laver, et des restes de son pain » ; « nous » désigne de Beaumont, Mme de Brégis, Mme Hubert, Mme de Motteville et sa sœur Socratine.
1Pierrefonds, au début du XVIIe siècle appartenait aux Estrées ; il fut démantelé en 1648.
1Le premier était mort le 28 septembre 1647 ; le second le 12 octobre 1646.
1Dumas s’inspire peut-être pour Porthos de Nicolas Rambouillet : « Il est vain, et c’est un franc nouveau riche. Jamais homme ne parla tant par mon et par ma ; il dit : mon vert est le plus beau du monde, pour dire le vert de mon jardin ; il dit : Mon eau est belle, pour dire l’eau de ma fontaine », Tallemant de Réaux, Historiettes (« L’abbé Tallemant, son père, etc. », Pléiade, tome II, p. 577).
1Un muid = 274 litres (mesure de Paris).
1Devise de Coucy : « Roi ne suis, ni duc, ni prince, ni comte aussi, je suis le sire de Coucy » ; devise de Rohan : « Roi ne puis, duc ne daigne, Rohan suis. »
1Les Batz-Castelmore n’étaient que des marchands enrichis qui avaient acquis des biens nobles et faits des mariages avantageux. V. A. Lavergne, « Batz-Castelmore », Bulletin de la Société archéologique du Gers, XIIe année, [1911], p. 103.
1Sur Jussac, Les Trois Mousquetaires, chap. V.
1Planchet n’avait reçu que quatorze cents livres : voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVIII.
1Le Mecklembourg, de robe baie, est un excellent trotteur.
1Le quadruple valait vingt livres, la pistole dix livres.
2L’ordre des chevaliers du Saint-Esprit, institué par Henri III, avait un cordon bleu céleste.
1Ces deux têtes d’ange sont celle de Raoul de Bragelonne et de Louis de La Vallière (allusion picturale à Van Dyck ou Titien cités dans ce même chapitre).
1Lippée : bon repas qui ne coûte rien.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXXI.
1Construit par François Ier, Chambord est situé à
14kilomètres à l’est de Blois.
1Déplacement géographique : le manoir de La Vallière, construit au XVe siècle, se trouve en fait près de Reugny, au nord-est de Tours dans la vallée de la Brenne.
1Planchet étant picard (voir Les Trois Mousquetaires, chap. VII) a pu connaître la Normandie ; d’autre part, sergent dans le régiment du Piémont, il aurait pu participer au siège d’Arras et à la conquête de la Franche-Comté, que Dumas situe en
1643(« En 43, dit d’Artagnan […], c’était au siège de Besançon », chap. VII).
1Françoise Le Prévôt de la Courtelaye, veuve de M. de La Beaume Le Blanc, n’épousera Jacques Courtavel, marquis de Saint-Remy, de la maison de Gaston d’Orléans, qu’en 1655. À l’époque du roman, Laurent de La Beaume Le Blanc vivait encore (il meurt en 1651).
1Depuis Hippolyte Parigot, on sait que Dumas doit le nom et l’esquisse du personnage de Raoul de Bragelonne à l’Histoire de Madame Henriette d’Angleterre de Mme de La Fayette : « […] à Blois où un homme nommé Bragelonne en avait été amoureux : il y avait eu quelques lettres ; madame de Saint-Rémi s’en était aperçue ; enfin, ce n’est pas une chose qui eût été loin ; cependant le roi en prit de grandes jalousies » (troisième partie). Dumas signale cet amour de jeunesse dans Louis XIV et son siècle, chap. XXXV.
1Dumas lui accorde trente ans dans Les Trois Mousquetaires (1625), il devrait donc avoir cinquante-trois ans.
1Vice-roi d’Irlande, arrêté par le Parlement, il avait été exécuté le
12mai 1641. Sur les vains efforts d’Henriette d’Angleterre pour le sauver, voir Mme de Motteville (Petitot, tome XXXVII).
1Retz, Mémoires : « J’allais chez la reine d’Angleterre que je trouvai dans la chambre de sa fille, qui a été depuis Madame d’Orléans. Elle me dit d’abord : “Vous voyez, je viens tenir compagnie à Henriette. La pauvre enfant n’a pu se lever aujourd’hui faute de feu.” Le vrai était qu’il y avait six mois que le cardinal n’avait fait payer la reine de sa pension. » La reine s’était installée au Louvre en juin 1646.
1En 1843, Dumas, en collaboration avec P. Meurice, avait fait publier un roman, Ascanio, dont le héros était le célèbre orfèvre (Le Siècle, 31 juin – 4 octobre 1848).
1Ordre institué par Louis XI (1er août 1469) : collier d’or fait de coquilles Saint-Jacques, reliées par une chaîne d’or, médaillon représentant saint Michel terrassant le dragon.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVI.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. V : d’Artagnan combat successivement Jussac, qu’il blesse grièvement, et, pour porter secours à Athos, Biscarat.
1Voir au chap. VIII : « Peut-être nous rencontrerons-nous par les chemins. »
1Baptisée à Saint-Saturnin de Tours le 7 août 1644, Louise en 1648 n’avait que 4 ans. « Elle boitait légèrement d’une foulure mal remise qu’elle s’était faite à l’âge de sept ou huit ans en sautant d’un tas de bois à terre », Louis XIV et son siècle, chap. XXXV.
1Sans doute un de ces « axiomes latins très ingénieux et surtout fort caractéristiques » sur les boiteuses.
1Dumas raconte l’évasion du duc de Beaufort dans Louis XIV et son siècle, chap. XVI : il utilise les Mémoires de Mme de Motteville (Petitot, tome XXXVII, p. 367-371) et ceux de Brienne (édités par F. Barrière : tome I, chap. VII, p. 320-325), comme ici.
1« Mais il n’était plus temps : les hommes ne pouvaient plus changer ce que Dieu avait ordonné, et les étoiles, qui semblent quelquefois marquer les arrêts du souverain, avait déjà appris à beaucoup de personnes, par un astrologue nommé Goïsel que le duc de Beaufort devait sortir ce même jour », Mme de Motteville, op. cit., p. 370. Voir également Louis XIV et son siècle, chap. XVI (graphié « Goisel »).
1Le 18 août 1634 à Loudun. Urbain Grandier est un des Crimes célèbres publiés par Dumas à l’Administration de la Librairie (Bibliographie de la France, entre le 20 novembre 1839 et le 23 mai 1840) ; il l’adaptera avec la collaboration de Maquet, pour le Théâtre-Historique : Urbain Grandier, drame en 5 actes, précédé d’un prologue, 31 mars, 1850.
1Sur Léon Le Bouthilier, comte de Chanvigny et de Buzançais, voir les Mémoires de son gendre, Henri-Louis Loménie de Brienne (tome I, p. 277). Il fut gouverneur de Vincennes.
1Il fut arrêté le 2 septembre 1643. Sur son arrestation, voir Mme de Motteville, op. cit. (Petitot, tome XXXVII, p. 46-47).
1« Le Savetier et le Financier », La Fontaine, Fables, livre VIII, II.
1« Il était gardé par un officier des gardes du corps, et par sept ou huit gardes qui couchaient dans sa chambre et qui ne l’abandonnaient point », Mme de Motteville, op. cit.
1« Chavigny était gouverneur du bois de Vincennes, qui n’était pas son ami », Mme de Motteville, op. cit.
1Antoine III, comte de Guiche puis duc de Gramont : « L’officier qui le gardait, nommé La Ramée, avait pris avec lui, à la prière d’un de ses amis, un certain homme qui, sous prétexte d’un combat, qui le mettait en peine, à cause des édits du roi qui défendaient les duels, avait témoigné désirer cet asile pour s’en amuser », Mme de Motteville, op. cit. L’éditeur des Mémoires de Brienne ajoute en note : « Il se nommait Vaugrimont » (d’après les Mémoires de Guy-Joly, secrétaire de Retz).
1Strophes reproduites dans les Mémoires de Brienne (tome I, chap. VIII, p. 325, note 1), sans nom d’auteur, tout comme dans Louis XIV et son siècle, chap. XI (quatre quatrains, ce qui suppose que Dumas s’est reporté à une autre source). Voir Chansons de César de Chauvigny, baron de Blot-l’Église. Dumas réunit, sans doute arbitrairement, chanson et chansonnier dont le nom se trouve également dans les Mémoires de Brienne (tome II, chap. VIII, p. 13, note 1).
1« Ce parti, formé dans la cour de M. de Beaufort, n’était composé que de quatre ou cinq mélancoliques qui avaient la mine de penser creux », Retz, Mémoires. Dans Louis XIV et son siècle : chap. XI.
1Voir Biographie universelle de Michaud, tome XXVIII : Mazarin fut choisi pour jouer le rôle de Loyola à l’occasion de la canonisation du fondateur des Jésuites (1622). Dans Louis XIV et son siècle : chap. IX.
2La Porte, Mémoires (Petitot, tome LIX, p. 418) : « Je l’ai vu servir six paires de draps trois ans entiers. »
1Les Trivulce, famille milanaise, avaient donné à la France deux maréchaux : Jean-Jacques (1448-1518) et Théodore (c. 1456-1531).
1Antoine de Laage, duc de Puylaurens, arrêté le 14 février 1635, mourut le 30 juin de la même année ; Jean-Baptiste d’Ornano, comte de Montlaur, enfermé le 4 mai 1626, mourut le 2 septembre 1626 ; Alexandre de Bourbon, grand prieur de France, arrêté le 13 juin 1626, mourut le 8 février 1629.
1« Nicolas Le Camus, dit le Riche, conseiller d’État, était le père de Mme d’Esmery, vint à Paris avec vingt livres […] il venait de partager neuf millions à ses enfants, après s’être gardé quarante mille livres de rentes » ; Michel Particelli, sieur d’Esmery et de Thoré, épousa Geneviève Le Coigneux, veuve du vicomte de Semur, le 6 décembre 1646. Voir Tallemant de Réaux, Historiettes (« M. d’Esmery », Pléiade, tome II, p. 20-21).
2Mazarin était né à l’abbaye de Pescina ou Piscina, dans les Abruzzes.
1Henri II de Lorraine, cinquième duc de Guise, « à une collation à Meudon, fit venir des marionnettes et des joueurs de passe-passe et le bateleur au lieu de dire à son chien : Pour le Roy de France, disait : Allons ! pour Mlle de Pons », Tallemant de Réaux, Historiettes (« M. de Guise, petit-fils du Balafré », Pléiade, tome II, p. 371-372).
2Les cuirs de Beaufort sont signalés par l’éditeur des Mémoires de Brienne : en marge du recueil (de chansons manuscrites), mais d’une autre écriture que la chanson, on lit ces mots : « Souvent même, dans la conversation, le duc de Beaufort prenait un mot pour un autre : il disait d’un homme qu’il avait une confusion, pour une contusion, et d’une femme en deuil qu’elle avait l’air lubrique, au lieu de l’air lugubre » (tome II, chap. VII, p. 325, note 1).
1« Mme de Rambouillet disait plaisamment que cette chambre valait son pesant d’arsenic comme on dit son pesant d’or », Tallemant de Réaux, Historiettes (« Richelieu », Pléiade, tome I, p. 245).
1Voir Brienne, Mémoires (tome I, chap. V) : « La chronique scandaleuse veut que le cardinal de Richelieu ait été le père de M. de Chavigny, et que Mme Bouthilier, qui n’aimait guère son mari, n’ait fait que cette galanterie en sa vie. On dit qu’elle était jolie étant jeune […]. Quoi qu’il en soit, une Bragelonne était capable de s’en laisser conter par le Premier ministre, et d’avoir un fils de lui. »
1« Il tenta de corrompre un de ses gardes pour avoir les choses nécessaires à son évasion. Il s’adressa vainement à deux ou trois que ses promesses ne purent ébranler », Brienne, Mémoires.
1Voir Mme de Motteville, op. cit. (Petitot, tome XXXVII, p. 9) : « La reine, dans les derniers jours de la maladie du roi, lui avait confié la garde de ses enfants. »
1« Cet homme, d’abord pour faire le bon valet, et montrer qu’il n’était pas inutile, s’ingérait plus que tout autre à bien garder le prisonnier ; et même on dit à la reine, en lui contant cette histoire, qu’il allait jusqu’à la rudesse », Mme de Motteville, op. cit.
1« Il s’en servit enfin pour communiquer ses pensées à ses amis, et pour prendre connaissance des desseins qui se faisaient pour sa liberté », Mme de Motteville, op. cit.
1La première partie du roman avait paru en 1607 ; laissé inachevé par Honoré d’Urfé, il fut achevé par son secrétaire Balthazar Baro. Son héros, Céladon, est le modèle de l’amant délicat et fidèle.
1« Chargé d’un billet que le duc de Beaufort adressait à son intendant, il reçut de lui par avance la somme que le prisonnier lui avait promise pour prix de sa trahison », Brienne, Mémoires.
1« Le prince allait descendre le premier, quand le valet de l’exempt l’arrêta : “Tout beau, Monseigneur ! lui dit-il ; Votre Altesse, en cas qu’elle soit reprise, ne court d’autres risques que de rester en prison ; pour moi, c’est autre chose : il y va de la corde ; souffrez que j’y regarde un peu.” Sans autre compliment, il prit l’échelle et descendit le premier », Brienne, Mémoires.
1Le pâtissier Marteau se trouve déjà dans Louis XIV et son siècle, chap. XIV, mais nous ne l’avons pas relevé dans les Mémoires du temps.
1« Il allait assez souvent joué à la paume dans l’enclos de la petite cour du château », Brienne, Mémoires.
1Voir W.L. Schwartz, « Dumas, Monologue intérieur,
1845», Modern Language Review, 1947, p. 63, qui salue l’apparition d’un concept romanesque moderne.
1Faire école sur école : faire faute sur faute.
1« Chavigny était allé passer la fête dans les Chartreux, où il allait souvent chercher la consolation », Mme de Motteville, op. cit.
1La poire d’angoisse était un bâillon perfectionné ; il avait la forme d’une poire, se fourrait dans la bouche, et à l’aide d’un ressort se dilatait de façon à distendre les mâchoires dans leur plus grande largeur. (Note de l’édition originale.)
2« On apporta dans un pâté une échelle de corde, ou plutôt un peloton de soie avec un bâton qui devait se passer entre les jambes, et se dévidait de soi-même par le poids de celui qui se trouvait dessus à califourchon ; le pâté renfermait aussi deux poignards avec une poire d’angoisse », Brienne, Mémoires.
1Voir Les Trois Mousquetaires : Aramis logeait rue de Vaugirard, Athos rue Férou, Porthos rue du Vieux-Colombier.
1La date fournie par le ms. (1623) est plus proche de la date de l’événement (14 mars 1622) que celles des données dans différentes éditions : Le Siècle et l’édition originale impriment, absurdement, 1683. La scène eut lieu au Louvre.
1Roche-Abeille est situé dans l’arrondissement de Limoges.
1À partir d’ici, la pudeur du Siècle s’est alarmé, et a échenillé le ms. de toute allusion érotique.
1Sur Scarron, voir Louis XIV et son siècle, chap. XXV.
1« Un charlatan, voulant le guérir d’une maladie de garçon, lui donna une drogue qui le rendit perclus de tous ses membres, à la langue près et quelque autre partie que vous entendez bien », Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome II, p. 680). Source de Dumas : Biographie universelle de Michaud (citant La Baumelle). Scarron souffrait d’une affection tuberculeuse, ou d’un rhumatisme généralisé progressif, ou d’un rhumatisme tuberculeux ankylosant à forme spondylo-rhizomélique.
1Voir Biographie universelle de Michaud.
11Gilles Boileau eut une querelle avec Scarron.
1« Il est depuis cela dans une chaise couverte par le dessus, et il n’a pas de mouvement que celui des doigts, dont il tient un petit baston pour se gratter », Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome II, p. 680).
1Voir Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome I, p. 473-477). L’anglicisme Lion pour désigner les successeurs des dandys est attesté dès 1833.
2Antoine Godeau, familier de l’hôtel de Rambouillet, était évêque de Grasse depuis 1636.
1Juvénal, Saitres, VII : « Si Virgile n’avait pas eu un petit esclave et un supportable habitacle, la furie eût perdu tous les serpents de sa chevelure. » La médiocrité dorée est une citation cliché d’Horace (Odes, II, 10,
5: « Aurea mediocritas. »
1Portrait repris de Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome II, p. 303).
1Anecdote rapportée dans Louis XIV et son siècle, chap. XXIV : la somme perdue par Voiture est de trois cents pistoles.
1« Il quittera la terre. »
2Nom donné à Mlle Paulet dans le Dictionnaire des Précieuses de Somaize.
1Dumas utilise feuilles au sens de pétales.
1Le père Vincent était le confesseur de la reine. (Note de Dumas) FIN DU TOME PREMIER
1L’abreuvoir Pépin ou Popin donnait son nom à la partie sud des Lavandières-Sainte-Opportune.
1Charles Le Clerc du Tremblay avait été gouverneur jusqu’en 1648.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXV.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVI.
1« Cette nouvelle surprit d’abord toute la cour, et particulièrement ceux à qui elle n’était pas indifférente. Le ministre en fut sans doute affligé ; mais, à son ordinaire, il ne le témoigna pas », Mme de Motteville, Mémoires (Petitot, tome XXXVII, p. 370).
1« Comme c’était un homme tout simple, et qui a dit bien des sottises, on lui a attribué […] tout ce qui se disait mal à propos […] ”Madame, disoit-il à la reine, laissez-moy aller trouver ma femme ; elle m’attend ; et dez qu’elle entend un cheval, elle croit que c’est moy.” » Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome II, p. 222).
1Les Trois Mousquetaires, chap. XVI.
1Ce chapitre ne figure pas dans l’édition originale, ni dans l’édition Calmann-Lévy.
1Les quatre fêtes de précepte était Noël, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint. La Pentecöte n’était qu’une fête de dévotion.
1Consultation : réunion de médecins délibérant sur un cas.
1Texte plus explicite : « … ne m’étonne plus, dit tout bas d’Artagnan à Porthos, que le Mazarin eût préféré de beaucoup que j’eusse écrasé tout à fait son conseiller. »
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVII.
1Sur la route, et à une vingtaine de kilomètres de Senlis.
2Sur la route de Senlis à Compiègne, à 16 kilomètres de Senlis, à 14 kilomètres de Compiègne.
3À 24 kilomètres de Compiègne.
1Voir Mémoires de Mlle de Montpensier (1646) : « La galanterie fut poussée si ouvertement qu’elle fit grand bruit dans le monde : tout l’hiver elle dura de la même force. »
2À 12 kilomètres au sud-est de Lille, sur la Marcq.
3À 30 kilomètres à l’est de Béthune.
4Le prince de Condé fait, le 15 août 1648. (distorsion chronologique dans le roman), sa jonction avec le général d’Erlach, chef de l’armée weimarienne ; le 16, il quitte Béthune pour attaquer Estaires.
1À 5 kilomètres de Lens, un peu à l’écart de la route Béthune-Lens.
2« À l’article de la mort. »
3Axiome de droit signifiant qu’on ne peut être jugé une seconde fois pour un même fait ; dans le langage courant : « Pas de répétition d’un même fait. »
4À 5 kilomètres de Greney ; plus loin, Dumas situe ce village à 2,5 lieues de Greney.
1Houdain, à
13kilomètres de Béthune.
1Sans doute Hersin, à
7kilomètres de Mazingarbe.
1Condé prit position à La Bassée, à
24kilomètres de Lille, le
18août 1848, jour où les Espagnols prirent Estaires, sur la Lys, en face de La Gorgne.
1Rocroy, le
19mai
1643contre les Espagnols qui assiégeaient la ville ; Fribourg, du
3au
5août
1644contre les Autrichiens de Mercy ; Nordlingen contre le même Mercy en 1645.
2Le
26décembre 1646.
1Dante, L’Enfer, chant IV, vers
123(« Cesare armato con li occhi grifani » : « César armé au regard de griffon »).
1Saint-Venant, dans l’arrondissement de Béthune.
1« Je suis allemand. »
1« Vous n’êtes pas espagnol, ni allemand, vous êtes italien. »
1Voir Dictionnaire. L’archiduc Léopold-Guillaume était le frère de l’empereur Ferdinand III.
1Jacques de Rougé, seigneur du Plessis-Bellière, mari de la future maîtresse de Fouquet, héroïne secondaire du Vicomte de Bragelonne.
1Vitry-en-Artois, à
18kilomètres d’Arras, sur la Scarpe.
1Vimy, à
11kilomètres d’Arras.
2Vendin-le-Vieil, à
20kilomètres de Béthune, près de la Deûle.
1Méricourt, sur la rive gauche de la Somme, à
2lieues à l’est de Corbie et à
4lieues à l’ouest-sud-ouest de Péronne.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. VII : « Athos lui conseilla de commander un bon repas à la Pomme-de-Pin » ; et les chap. XLVI et XLVIII qui ont pour cadre l’auberge du Parpaillot près de La Rochelle.
1Aujourd’hui rue Guénégaud et quai Conti.
2Elle venait d’être percée (1641) dans les jardins de l’hôtel de Nevers.
1L’anecdote est dans Tallemant des Réaux, Historiettes (Pléiade, tome I, p. 333).
1Nom de l’épée de Roger dans Roland furieux de l’Arioste.
1Si Henriette de France, né le
26novembre 1609, approche de quarante ans, sa fille, Henriette-Anne, née le
14juin 1644, n’a guère que quatre ans : distorsion nécessaire à l’amour naissant de Guiche pour elle qui s’épanouira dans Le Vicomte de Bragelonne.
1Voir La Porte, Mémoires (Petitot, tome, LIX, p. 418). Madame et chère épouse, Nous voici arrivés au terme. Toutes les ressources que Dieu m’a laissées sont
1La bataille de Naseby, bien antérieure à l’action du roman, se déroula le
14juin
1645: Cromwell y écrasa les troupes loyalistes, faisant cinq mille tués ou prisonniers et mettant la main sur les bagages et les papiers du roi. Naseby se trouve dans le comté de Northampton, sur l’Avon et le Nen. Dans le drame, Newcastle est substitué à Naseby, conformément à la suite du roman.
1Montrose fut victorieux à Inverlochy (2 février 1645), Auldearn (9 mai 1645), Alford (2 juillet 1645), Kilsyth (15 août 1645) avant d’être battu par Lesly à Philiphaugh (13 septembre 1645).
1Voir Mlle de Montpensier, Mémoires. Le mariage eut lieu en 1658.
1George Joyce avait été tailleur. Pride charretier et le père de Cromwell, Robert, exploitait une petite brasserie dépendant de sa ferme.
1C’est à Charon que la sybille de Cumes montre le rameau qui l’apaise (Virgile, Énéide, chant VI). À Son Éminence Monseigneur le cardinal Mazarini. J’ai voulu, monseigneur, connaître vos intentions au sujet des affaires présentes de l’Angleterre. Les deux royaumes sont trop voisins pour que la France ne s’occupe pas de notre situation, comme nous nous occupons de celle de la France. Les Anglais sont presque tous unanimes pour combattre la tyrannie du roi Charles et de ses partisans. Placé à la tête de ce mouvement par la confiance publique, j’en apprécie mieux que personne la nature et les
1Louis XIV est le neveu d’Henriette. Elisabeth Ire envoya des secours à Henri IV pendant la Ligue.
1À Cologne, le 3 juillet 1642.
1Mazarin possédait une Vierge attribuée à Raphaël (n° 103 de l’inventaire de 1653), « dont M. de Fontenay lui avait fait présent », Brienne, op. cit.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXXI : « Je pourrais vous tuer, monsieur, dit [d’Artagnan], et vous êtes bien entre mes mains, mais je vous donne la vie pour l’amour de votre sœur. »
1Gramont fut effectivement blessé à la bataille de Lens.
1Athos, qui a trente ans au début des Trois Mousquetaires (1625), devrait avoir atteint et dépassé la cinquantaine.
1Institué par Louis XI le 1er août 1469 : la croix d’or à huit pointes était émaillée vert et blanc, cantonnée de quatre fleurs de lys d’or et chargée en cœur d’un saint Michel terrassant le dragon.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXXV.
1Molière, Dom Juan, acte III, scène V et acte IV, scène VIII.
1Genèse, IV, 9.
1Voir Les Trois Mousquetaires, il s’agit des carmélites de Béthune.
1Hamlet, acte III, scène IV : “As the sleeping soldiers in the alarm / Your bedded hair, life excrements / Starts up and stands on end.” Hamlet, prince de Danemark, drame de Dumas et Paul Meurice, acte troisième, cinquième partie, scène VI : « Tes cheveux, frissonnants d’un souffle de tempête / Se dressent animés et vivants sur ta tête. »
1Châtillon fut le messager de la victoire. Voir Mme de Motteville, Mémoires.
1Frère d’Amadis dans le roman de chevalerie Amadis de Gaule, de Monsalvo (1508).
1La rue Saint-Louis-au-Marais suivait le tracé actuel de la rue Turenne (entre la rue Charlot et la rue Vieille-du-Temple).
2Molière, Amphitryon, acte I, scène I : « Qui va là ? Heu ! ma peur à chaque pas s’accroît. »
1Les œuvres les plus récentes de Chapelain étaient deux odes publiées chez Vve Camuzat et P. Le Petit : Odes pour Monseigneur le duc d’Anghien, 1646, 22 p. et Odes pour Monseigneur de Mazarin, 1647, 24 p.
1Voiture mourut le 26 mai 1648.
1Charles Ier avait eu de Henriette d’Angleterre quatre enfants : Charles, prince de Galles, Jacques, duc d’York, Elisabeth et Henriette-Anne.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XX : « À une lieue [après] Beauvais [...] Aramis reçut une balle qui lui traversa l’épaule, et Mousqueton une autre balle qui se logea dans les parties charnues qui prolongent les reins. »
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXVII : à Amiens, à l’auberge du Lys d’or : « Sur cinquante saucissons, pendus aux solives, dix restaient à peine. »
1Dante, L’Enfer, chant XX, vers 10-16.
1Ville de la côte sud de l’Angleterre.
1Le Te Deum en l’honneur de la victoire de Lens (20 août 1648) eut lieu le 26. Dumas s’inspire des Mémoires de Mme de Motteville.
1Bataille remportée par Condé et Turenne sur les Impériaux en 1645.
1On se souvient que Friquet occupe les fonctions de garçon de cabaret, au coin de la rue Saint-Éloi et de la rue de la Calandre (chap. VIII).
1Magot : petit singe, acaude, ce qui le distingue des macaques.
1Au chap. XXIX : l’absence de ce chapitre dans la plupart des éditions rend la référence incompréhensible.
1« Mais au même moment une vieille servante courut à une fenêtre qui donnait sur la rue, et se mit à crier : “Au secours ! au secours ! on enlève mon maître ! au secours !” » Voir Louis XIV et son siècle.
1Le quai de l’Horloge.
1« À peine fut-on dans la rue Saint-Honoré, que le nouveau carrosse se rompit à son tour », Louis XIV et son siècle, chap. XVI.
1Filets posés dans la Seine, au bas de la colline de Saint-Cloud pour arrêter les cadavres.
1Sur cette visite de Retz, voir ses Mémoires, deuxième partie.
1« Je lui répondis que j’étais venu là pour me rendre à mon devoir, pour recevoir les commandements de la reine, et pour contribuer de tout ce qui serait en mon pouvoir au repos et à la tranquillité », Retz, Mémoires.
1Dumas ne retient qu’un bouffon ici, alors que Retz et lui-même, dans Louis XIV et son siècle, nomment Nogent (Nicolas Bautru, comte de Nogent) et Bautru (Guillaume Bautru, comte de Serrant).
1Parmi ses curés, Retz cite « les curés de Saint-Eustache, de Saint-Roch, de Saint-Méri et de Saint-Jean ». Dumas n’en a retenu que deux, ajoutant le curé de Saint-Sulpice.
1Maillart apparaît dans les Mémoires de Retz.
1La rue des Prouvaires, qui joint la rue Saint-Honoré et la rue Berger, était alors la plus belle rue de Paris.
1Josué, VI, 20.
1Il ne reste plus de cette église, construite en 1060 et détruite en 1797, que la tour Saint-Jacques. FIN DU TOME DEUXIÈME
1Le compte de Planchet paraît erroné : il entre au service de d’Artagnan en avril
1625et obtient le grade de sergent dans les gardes à la fin de
1628ou au début de
1629; il est donc pendant presque trois ans valet de d’Artagnan.
1Voir les Mémoires de Retz (Pléiade, p. 692).
1Source : Louis XIV et son siècle, chap. XVII, qui s’appuie pour l’essentiel sur les Mémoires de Retz et ceux de Mme de Motteville.
1On comptait au XVIIe siècle une douzaine de cour des Miracles, repaires de truands, de vrais et de faux mendiants ; la plus fameuse était un grand cul-de-sac près de la rue Neuve-Saint-Sauveur, entre la rue Saint-Sauveur, des Petits-Carreaux, du Caire et de Saint-Denis.
1L’année précédente, Lérida avait résisté au siège commandé par Condé.
2Elle joint les rues des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois et Saint-Honoré.
1« Malheur à moi ! »
1Confusion de Dumas : le marquis d’O n’est autre que Séguier lui-même.
1La libération des prisonniers est obtenue par le président Molé : « L’on s’assembla en même temps dans la grande galerie ; l’on délibéra, et l’on donna arrêt par lequel il fut ordonné que la reine serait remerciée de la liberté accordée aux prisonniers », Retz, Mémoires.
1Henri II de Bourbon, prince de Condé, fut arrêté en 1616 et emprisonné à Vincennes où il resta trois ans ; Marie de Médicis, après la journée des dupes (12 novembre 1630), fut arrêtée et parvint à s’évader pour se réfugier aux Pays-Bas ; César de Bourbon, duc de Vendôme, fut emprisonné à Vincennes à la suite du complot de Chalais (1626).
2« Il revint [dans sa place] le lendemain, ou plutôt y fut porté sur la tête des peuples, avec des acclamations incroyables. L’on rompit les barricades, l’on ouvrit les boutiques, et en moins de deux heures Paris parut plus tranquille que je ne l’ai jamais vu le vendredi saint », Retz, Mémoires.
3D’après Louis XIV et son siècle, Condé revint à Paris le 20 septembre, mais plus loin Dumas situe la scène « six jours » après la victoire de Mordaunt.
4« Très bien. »
1Le roman amalgame deux événements : la retraite à Rueil du roi, de la reine et de Mazarin du 13 septembre 1648 (proche de la chronologie romanesque) et la fuite pour Saint-Germain-en-Laye, dans la nuit du 6 au 7 février 1649, lors de la seconde guerre de la Fronde.
2Lors des Vêpres siciliennes (30 mars – 28 avril 1282) : Dumas a raconté le massacre des Angevins de Charles d’Anjou dans Le Speronare.
3« Brigands ! »
4Sur l’emplacement de l’enceinte de Charles V, à la hauteur de la rue Neuve-des-Fossés-Montmartre (rue Feydeau).
1Dans ce chapitre, Dumas utilise les éléments dramatiques (foule défilant devant le lit du roi) se rapportant à la fuite du 9/10 février
1651et empruntés pour la plupart à Mme de Motteville, par le biais de Louis XIV et son siècle, chap. XXIII.
1L’hôtel de Rohan-Guéménée se trouvait place Royale (actuel n° 6) mais Dumas semble le situer rue Richelieu.
1Il ne faut sans doute pas confondre ce mousquetaire avec M. du Plessis-Bellière, rencontré à la bataille de Lens (chap. XXXVII), qui ne saurait être un subordonné de d’Artagnan.
1Conflans-l’Archevêque, près du confluent de la Seine et de la Marne.
1Surnom, pour sa sagesse, de Magdeleine-Eugénie Bertaut, sœur de Mme de Motteville.
1« Le Corbeau et le Renard », Fables, livre I, II : « Et pour montrer sa belle voix… »
2Nom historique : voir Mme de Motteville, Mémoires.
1Maîtresse, effectivement du cardinal.
1Apocalypse, XIV,
8; XVI,
19; XVII,
5; XVIII, 2, 10, 21.
1Beaufort arriva à Paris le
13janvier 1649, c’est-à-dire avant le départ du roi pour Saint-Germain.
1Lambes, dans l’arrondissement de Béthune.
1Dans la chronologie romanesque, dix jours séparent donc les chapitres XL et LVII.
1Nous n’avons pas retrouvé l’origine de ce distique.
2Durham est situé au sud de Newcastle-upon-Tyne, chef-lieu du comté de Northumberland, où le Parlement envoya au roi des propositions destinées à mettre fin à la guerre civile (13 juillet 1646). Charles Ier avait quitté Oxford le
27avril et s’était réfugié au camp de Newark par les Écossais le
5mai (Newark-on-Trent, au nord-est de Nottingham).
1Comté d’Écosse, dont la ville-capitale, Perth, a longtemps été la capitale de l’Écosse.
1« Le
9au soir, Henri étant en train de jouer au trictrac, il lui sembla plusieurs fois voir des taches de sang sur l’ivoire et l’ébène. Il essaya de les essuyer avec son mouchoir (…) puis ensuite en demandant à son partner s’il ne voyait pas comme lui ces taches de sang », A. Dumas, Les Grands Hommes en robe de chambre, Henri IV, p. 203.
1À la suite de tractations avec Cromwell, le Parlement écossais, auquel le roi avait été remis, décida de livrer le roi et d’évacuer l’Écosse, contre le paiement d’une indemnité (30 janvier 1647) : deux cent mille livres.
1Plus précisément, les grands prêtres juifs versèrent trente pièces d’argent à Judas pour qu’il livre Jésus. Voir Matthieu, XXVI, 14-16.
1Lord Montrose est alors en Hollande.
1Le surnom de « Côtes de fer » (Ironsides) s’appliquait au courage et à la discipline des soldats de Cromwell, mais ils ne portaient pas de cuirasse. La paternité du surnom est attribuée à Rupert, adversaire malheureux de Cromwell à la bataille de Marston Moor (2 juillet 1642).
1L’ordre, institué en
1648par Edouard III, ne comptait que vingt-cinq chevaliers.
1Cromwell avait vu Charles Ier à la Chambre des communes lorsque le roi y était venu réclamer cinq parlementaires accusés de haute trahison (4 janvier 1642).
1Cette reddition est fictive : livré au Parlement anglais, Charles Ier fut emprisonné à la forteresse d’Holmby (Holdenby Castle ici, de février à juin 1647).
1Génène, XXII, 1-13 : « […] Et Abraham leva ses yeux, et regarda, et voici derrière lui un bélier retenu en un buisson par les cornes. Lequel il prit et offrit en holocauste au lieu de son fils. »
1Allusion à Cromwell, Pride et Joyce. Voir chap. XXXIX.
1Six des compagnons de Montrose, après la défaite de Philiphaugh (13 septembre 1645), furent condamnés à être exécutés.
1Psaume CXXXVI : « Nous nous sommes assis sur le bord des fleuves de Babylone, et là nous avons pleuré en nous souvenant de Sion. »
1Cité dans Louis XIV et son siècle, d’après Mémoires pour servir à l’histoire du cardinal duc de Richelieu, recueillis par le sieur Aubery, Paris, A. Bertier, 1660,
2volumes. La citation se trouve également dans Cinq-Mars de Vigny, chap. XXIII.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVI et XLVIII ; chap. XXVI.
1Hôtel du Grand-Saint-Martin (trou de mémoire de Dumas, ou de ses héros ?)
1Thébaïde : lieu désert d’Égypte où se retiraient les ascètes chrétiens.
1Nom qui semble inventé : les biographes de Charles Ier signalent pour
1648un valet nommé Herbert. Cependant, Mme du Barry aurait acheté le portrait de Charles Ier par Van Dyck parce que le jeune valet qui figure sur la toile se serait appelé Barry-Moore.
1Prisonnier à Holmby, Charles Ier fut enlevé, par ordre de Cromwell, et conduit à Newmarket par le cornette Joyce. Il réussit à s’enfuir en novembre
1647pour se réfugier à Carisbrooke (île de Wight). Il fut fait prisonnier un an plus tard (27 novembre 1648) et conduit alors à Londres. Rassemblant les événements dramatiques, Dumas pratique l’ellipse, mais les tentatives d’évasion pour être fictives, n’en sont pas moins vraisemblables.
1À une cinquantaine de kilomètres au sud de Newcastle.
1Lansquenet : jeu qui se joue avec six jeux complets de cinquante-deux cartes, entre un banquier et des pontes.
1La bassette, proche du lansquenet et du pharaon, se jouait avec deux jeux de cinquante-deux cartes ; le biribi se jouait sur un tableau divisé en soixante-dix cases numérotées, entre un banquier et un nombre illimité de joueurs, selon les règles du loto.
1À une trentaine de kilomètres au nord de Leicester, sur la route de Londres.
1Allusion à saint Thomas, voir Jean, XX, 24-29.
1À 5 kilomètres au nord de Leicester.
1Jérémie, XXVI, 5.
1Le jeu fait, le banquier retourne une carte qui est la sienne et la place à sa droite ; il retourne ensuite les autres cartes, une à une, jusqu’à ce qu’il amène une carte correspondante à la sienne ou à celle de ses pontes. La première carte amenée détermine le gagnant.
1Édition originale : « Pridge. »
1Le 23 décembre 1648, les Communes décident que Charles Ier sera traduit devant le Parlement, un comité étant chargé de préparer l’accusation. Le 2 janvier, sa culpabilité est définie : déclaration de guerre au Parlement, et une Haute Cour est instituée comprenant cent cinquante membres. Malgré l’opposition des Lords, la loi fut adoptée.
1Pride avait arrêté les 6 et 7 décembre soixante parlementaires parmi ceux qui avaient rejeté la « Remontrance » envoyée par l’armée au Parlement et demandant la mise en jugement du roi et le paiement des soldes ; quatre-vingt-seize autres parlementaires avaient été exclus : le Parlement-croupion (Rump Parliament) ne comptait que cinquante-trois membres.
1La Haute-Cour de cent trente-cinq membres, après des exclusions, tint des réunions préparatoires du 8 au 19 janvier sous la présidence de John Bradshaw et ce, en dépit de nombreuses abstentions de membres nommés. Le roi fut assigné à comparaître le 20 janvier 1649.
1Charles Ier fut transféré de Windsor au palais Saint-James le 19 ; le 20 janvier, la Haute Cour processionna jusqu’à Westminster Hall, lieu du procès, bientôt suivie par le roi conduit par le colonel Thomlison.
1Écachée : écrasée après avoir été aplatie.
1Le nombre des membres de la Haute-Cour varie selon les historiens, mais approchait soixante-dix.
1Le commandant de la garde ordonna : « Feu sur les putains », car la réplique prêtée à Athos avait été prononcée par lady Fairfax qui fut aussitôt expulsée.
1Les propos du roi constituent un abrégé de la défense de Charles Ier, à partir de la Biographie universelle de Michaud.
1« Tu ne me fais pas peur » est la formule admise.
1La condamnation du roi fut voté le 25 janvier, après lecture de l’acte d’accusation (20 au 23) et défilé de trente-deux témoins le 24 et 25. Une commission de sept membres prépara la sentence qui fut adoptée le 26. Le 27, le roi demanda à faire une déclaration devant les Lords et les Communes, demande rejetée par le président qui justifia l’accusation et lut la sentence fixant l’exécution au 30. Charles Ier fut reconduit à Saint James et ne fut transféré à White Hall que le jour de l’exécution.
1Sur la présence de Juxton auprès de Charles Ier, voir Mme de Motteville, Mémoires.
1Détail emprunté à Mme de Motteville, Mémoires.
1Dans Le Chevalier de Maison-Rouge, le chevalier, pour tenter d’approcher la reine, utilise un subterfuge presque similaire.
1Isle of Dogs, à une dizaine de kilomètres de la cité de Londres.
1Le stratagène du bourreau gagné par de l’argent fut utilisé par Mme de Chalais pour retarder la mort de son mari, voir Louis XIV et son siècle, chap. III.
1Anachronisme de Dumas : John Bull, sobriquet désignant la lourdeur et l’obstination du peuple anglais, a son origine dans le pamphlet de John Arbuthnot, Procès sans fin ou Histoire de John Bull, publié seulement en 1712.
1L’échafaud fut construit pour être de plain-pied avec la fenêtre de la salle des banquets, non avec celle de la chambre royale.
1Bristol, à l’embouchure de la Severn, est à 130 kilomètres de Londres. Il est probable qu’il y eût des bourreaux plus voisins de Londres.
1Poker : tisonnier.
1Charles Ier reçut, le matin du 30, l’évêque Juxton à Saint James ; à dix heures, il fut conduit par Hacker et Tomlison à White Hall où il communia.
1Voir chap. XLV.
1Jacques, duc d’York, avait quitté l’Angleterre le 21 avril 1648 pour la Hollande où il séjourna jusqu’au début de 1649 avant de gagner la France.
1Le verre de vin, le morceau de pain, l’homme masqué ou plutôt les deux hommes masqués (vêtus en marins) sont historiques, ainsi que le discours du roi qui ne fut pas audible à cause de la distance séparant l’échafaud du peuple.
2Mot célèbre, repris sous différentes variantes, la plus fréquente étant : « N’approchez pas de la hache, ne la gâtez pas, elle me ferait plus de mal. » Ce fut le premier titre adopté par Balzac pour La Duchesse de Langeais.
1« Mes cheveux vous gênent-ils ? » selon les biographes.
1« Souvenez-vous. » (Note de Dumas.)
1Cette ultime parole du roi est adressée à Juxton, en lui remettant son Saint-Georges.
1Le corps du roi fut transporté à Windsor où il fut inhumé dans la chapelle Saint-Georges.
1Sortie des Southern Uplands, la rivière marque la frontière entre l’Écosse et l’Angleterre.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XLVIII.
1Dans Courtilz de Sandras, une scène de poursuite en mer et d’abordage a pu fournir l’idée première de cet épisode.
1Sainte-barbe : partie du navire où sont entreposées artillerie et poudre.
1Sur ce juron, voir Le Mariage de Figaro, acte III, scène V.
1La première traduction en français, celle d’Antoine Galland, est postérieure d’un demi-siècle : Les Mille et Une Nuits, contes arabes, 1704-1717, 12 vol.
1Georges, duc de Clarence, frère d’Édouard IV.
1Deutéronome, V, 21.
1La Fontaine, « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf », Fables, livre I, III.
1Boileau, Art poétique, chant II : « Un sonnet sans défaut vaut tout un long poème. »
1Dalot : ouverture munie de portes pratiquée dans la muraille du navire, à hauteur du pont, pour faciliter l’écoulement des eaux.
1Montre marin dont le Livre de Job, III, 8, fait la description.
1Dans les Lusiades de Camoëns (1572).
1Dans Courtilz de Sandras (chap. XVI), l’exécution d’un agent anglais qui avait pour mission de « porter le Parlement à se déclarer entièrement contre [Mazarin] » peut être à la source de ce chapitre.
1Voyages en Afrique, Asie, Indes orientales et occidentales faits par Jean Mocquet..., Paris, J. de Hanqueville, 1617.
1Flûte : corvette destinée au transport au matériel de guerre.
1Soit dix-huit cents livres.
1Le 7 janvier 1649.
1Citation presque littérale de cette réponse des parlements, signée Guiet (reproduite dans Louis XIV et son siècle, chap. XIII).
1Voir Mme de Motteville, Mémoires : « Paris était devenu semblable à la ville de Venise. La Seine le baignait entièrement, on allait par bâteau dans les rues. »
1Voir Mme de Motteville, Mémoires : « Le même jour [24 février 1649], Flammarens arriva à Paris pour faire un compliment, de la part de M. le duc d’Orléans, à la reine d’Angleterre, sur la mort du roi son mari, que l’on avait apprise que trois ou quatre jours auparavant. » Ce n’était qu’« un prétexte », car Flammarens était envoyé pour négocier des ralliements à la cour, en particulier celui de La Rochefoucauld, son ami.
1Le duel avait eu lieu en décembre 1644 et Coligny était mort en mai 1645, soit à peine quatre ans avant les présents événements.
1Le faubourg du Roule se terminait à la Fausse-Porte-Saint-Honoré construite en 1636. La barrière se situait à la hauteur de l’actuel n° 114 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.
1À l’emplacement de l’actuel n° 4 de la rue des Petits-Champs, l’hôtel, constitué de quatre corps de bâtiments entourant une cour carrée, avait été construit en 1640 par Jacques d’Alibert qui, en 1644, l’avait vendu à la duchesse de Bouillon.
1Dans Louis XIV et son siècle, chap. XX, Dumas cite le triolet en entier : « Ce brave monsieur de Bouillon / Est incommodé de la goutte. / Il est hardi comme un lion, / Le brave monsieur de Bouillon. / Mais s’il faut rompre un bataillon / Ou mettre le Prince en déroute, / Ce brave monsieur de Bouillon / Est incommodé de la goutte. »
1La principauté de Sedan lui avait été marchandée contre sa grâce après qu’il se fût compromis dans le complot de Cinq-Mars (1642) ; prenant parti contre Mazarin, Turenne avait franchi avec son armée le Rhin, le conseil du roi l’avait proclamé criminel de lèse-majesté (7 mars 1649) et, ses troupes soudoyées par Mazarin l’abandonnant, il dut se réfugier en Hollande.
1Vaste hôtel construit sous Charles IX pour le duc de Retz et apporté en dot à César de Vendôme par Françoise de Lorraine, fille du duc de Mercoeur, il était situé rue Saint-Honoré (il fut démoli pour former la place Vendôme).
1Or, Beaufort a été emprisonné à Vincennes : sans doute faut-il donner à « bastille » son sens de « château-fort ».
1Triolet destiné à ridiculiser Elbeuf, écrit par l’abbé Jacques Carpentier de Marigny à la demande de Retz qui voulait écarter Elbeuf du commandement des armées de la Fronde.
1Ce régiment, qui devait son nom au fait que Retz était archevêque in partibus de Corinthe, était commandé par Renaud de Sévigné.
2L’archevêque de Paris, Jean-François de Gondi, ne mourra que le 21 mars 1654. « Le 18 de janvier [1649], je fus reçu conseiller au Parlement, pour y avoir place et voix délibérative en l’absence de mon oncle », Retz, Mémoires.
1L’Arsenal occupait depuis 1512 la place de l’actuelle bibliothèque et était la demeure du grand maitre de l’artillerie. Le quai de la porte Saint-Bernard, nom dû à la porte voisine reconstruite sous Henri IV, donnait sur le faubourg Saint-Victor construit autour de l’abbaye du même nom.
1Pour gagner la confiance du peuple, Conti avait placé sa sœur et ses neveux sous la garde du peuple. Selon la chronologie romanesque (nous sommes le 9 février), la duchesse de Longueville était déjà accouchée de Charles-Paris (né le 29 janvier).
1Elle partait de la place de Grève pour déboucher rue de la Tixeranderie.
1Elle correspondait à l’actuelle rue de Charenton, à partir de la présente rue Mongallet et devait son nom à la petite vallée au confluent des ruisseaux de Montreuil et des Orgueilleux.
1Il eut lieu le 8 février 1649.
1Bernard d’Ostove, marquis de Clanleu. Dans Louis XIV et son siècle, chap. XX, Dumas écrit aussi Chanleu.
1Le quatrième fils du duc d’Elbeuf, abbé d’Hombières, était mort en 1648.
1Cuir de Beaufort : « congrûment » (« insuffisamment »).
1« Noirmoutier, à la faveur de ces escarmouches, fit un détachement de mille chevaux, sans que Monsieur le Prince s’en aperçut, et il alla du côté d’Étampes pour quérir et escorter un fort grand convoi de toute sorte de bétail qui s’y était assemblé », Retz, Mémoires, seconde partie.
2Retz ne signale pas sa présence au combat.
1« Aux premiers coups de feu, le duc de Chatillon […] reçut une balle tout au travers du corps et tomba […]. Le lendemain [il] mourut, tenant le bâton de maréchal que la reine lui avait envoyé, et qu’il n’avait possédé qu’une heure », Louis XIV et son siècle, chap. XX.
1Voir Louis XIV et son siècle : « La déroute des nouvelles recrues fut complète, et l’on appela cette affaire la première aux Corinthiens » (après l’échec d’Antony du 28 janvier, selon les Mémoires de Guy Joly). L’allusion porte sur les deux épîtres de saint Paul adressées aux Corinthiens.
1Elle se trouvait au débouché de la rue Mesley sur la rue du Temple (actuel n° 207). Elle fut démoli en 1678.
1Inauguré le 27 septembre 1639, il était l’œuvre de Pierre Biard (et de Daniel de Volterra pour le cheval destiné d’abord à une statue d’Henri II commandée par Catherine de Médicis). Envoyé à la fonte sous la Révolution, il fut remplacé sous Louis-Philippe par l’actuelle statue de Dupaty et Coitet.
1« Le 25 [janvier], l’on saisit tout ce qui se trouva dans la maison du cardinal », Retz, Mémoires.
1Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), sur la rive gauche de la Canche à cinq lieues au sud-sud-ouest de Boulogne et à quatorze lieues au nord-ouest d’Amiens.
1Régiment de Mazarin dont le chef se nommait Campi. Voir Retz, Mémoires.
1Le ratafia.
1Jonas, II, 1-11.
1Les entretiens de Rueil commencèrent le 4 mars 1649 et aboutirent à un premier accord entre la cour et le Parlement le 11 ; cependant, mal accueillis à Paris, les parlementaires reprirent la négociation à Saint-Germain (17-30 mars) et approuvèrent les articles de l’accord le 1er avril. Le prince de Condé fut arrêté le 18 février 1650.
1Louvières remplaçait M. du Tremblay qui avait rendu la place, sans résistance, en janvier.
2Cette oubliette appartient à la légende noire du cardinal.
1« Le surlendemain [14 février], le sauf-conduit arriva et la députation partit. Mais ce n’était pas publiquement que les vraies démarches se faisaient : pendant que la députation s’acheminait vers Saint-Germain, M. de Flamarens […] était chargé de faire des propositions secrètes aux chefs des rebelles », Louis XIV et son siècle, chap. XX.
1Élisabeth d’Angleterre et Catherine II de Russie.
1Édifié et habité par Richelieu, le château de Rueil avait été légué à la duchesse d’Aiguillon qui en avait fait don à Anne d’Autriche.
2Pour l’opposer au château Neuf, bâti à partir du XVIe siècle, et dont ne subsiste aujourd’hui que le pavillon Henri IV.
1Compte approximatif : en avril 1625, au début des Trois Mousquetaires, Grimaud est déjà « dressé » au service d’Athos.
1Juges, XVI, 3.
1La pistole valait dix livres, l’écu trois livres.
1Les petits cantons sont ceux du centre de la Suisse : Uri, Unterwald, Appenzell.
1Nous n’avons pas retrouvé cette allusion.
1Ce dernier exploit est aussi attribué à Polydamas.
1Le château de Rueil avait été bâti par Lemercier pour Richelieu qui y fit de fréquents séjours entre 1625 et sa mort ; il était revenu en héritage à Mme d’Aiguillon.
1Livre de Tobie, VI.
1Altération de Der Teufel (le diable).
1« Allemand, ça va bien. »
1L’enfant, Charles-Paris, né le 29 janvier, était fils de La Rochefoucauld.
2Innocent X.
1Dans la mythologie romaine, la déesse Occasion était représentée par une femme aux pieds ailés appuyée sur une roue ; chauve par derrière, elle portait une touffe de cheveux par-devant qui permettait de la saisir.
1On sait qu’après avoir lutté contre Anthée, Héraclès-Hercule fut assailli par les pygmées alors qu’il était endormi ; éveillé, il les enveloppa dans sa peau de lion, les réduisant à l’impuissance.
1Dissoute en 1646 par Mazarin, la compagnie des Mousquetaires, reformée en 1657, passera sous le commandement nominatif du neveu de Mazarin, Philippe-Julien de Médicis, et sous le commandement effectif de d’Artagnan. Tréville, en 1646, avait été nommé gouverneur et lieutenant de Foix.
1Dans Louis XIV et son siècle, chap. XX, Dumas énumère quatorze articles du traité qui en comptait dix-neuf ; Retz en recense douze dans ses Mémoires ; quant à Mme de Motteville, elle parvient au nombre de vingt et un, ayant scindé deux des articles.
1Voir Les Trois Mousquetaires, chap. XXII.
1Conti eut le gouvernement de Champagne, Damvillers allant à La Rochefoucauld, mais il épousa en 1654 Anne-Marie Martinozzi, nièce de Mazarin.
1Longueville n’obtint Pont-de-l’Arche qu’en septembre, et le fils de sa femme fut tenu sur les fonts baptismaux par d’autres que par le roi et Henriette d’Angleterre.
1Retz, dignement, ne demanda rien, ne faisant même pas porter son nom sur la liste d’amnistie.
1Annonce de la Fronde des princes qui verra l’emprisonnement de Condé, de Conti et de Longueville (18 janvier 1650), puis après leur libération, la révolte contre la cour et son alliance avec l’Espagne (1651-1652).
1« Pendant ce temps, l’ennemi profitant du rappel des troupes vers Paris prenait sa revanche de la bataille de Lens en s’emparant d’Ypres et de Saint-Venant […] Le comte d’Harcourt [remplaçant Condé, mécontent] avait forcé l’Escaut entre Bouchain et Valenciennes, et défait un corps ennemi de huit cents chevaux », Louis XIV et son siècle, chap. XXI.
1La reine n’accepta de rentrer à Paris qu’en août 1649, et non au lendemain du traité. La cour, venant de Compiègne où elle séjournait depuis avril, fit son entrée solennelle le 18 août.
1Le Te Deum pour célébrer le retour du roi avait été chanté le 5 août 1649 à Notre-Dame et à Saint-Germain-des-Prés.
1« Ce fut un véritable prodige que l’entrée du roi en ce jour, et une grande victoire pour le ministre. Jamais la foule ne fut si grande à suivre le carrosse du roi, et il semblait, par cette allégresse publique, que le passé fût un songe. Le Mazarin si haï était à la portière avec M. le Prince et fut regardé si attentivement de ceux qui suivaient le roi, qu’on eût dit qu’ils ne l’avaient jamais vu. Ils se disaient les uns aux autres : Voici le Mazarin. Les peuples qui arrêtaient les voitures par la presse bénissaient le roi et la reine, et parlaient à l’avantage du Mazarin. Les uns disaient qu’il était beau ; les autres disaient qu’ils allaient boire à sa santé. Enfin, après que la reine fut rentrée chez elle, ils se mirent à faire des feux de joie et à bénir le Mazarin qui leur avait ramené le roi. » Mme de Motteville, Mémoires. Il est vrai que madame de Motteville ajoute à la ligne suivante que Mazarin avait fait distribuer de l’argent à cette populace, et quelques auteurs prétendent que, malgré son avarice, le ministre « consacra cent mille livres à se préparer cette entrée triomphale » (Louis XIV et son siècle, chap. XXI).