*Matilda : Vivian Grey est le premier roman de Disraeli, publié en 1826. La même année avait paru la traduction française du livre de lord Normanby, Mathilde, a tale of the day. L’Almak’s était un club de Londres très à la mode, fréquenté par la haute société.
*Nous ne voulons point : Expédient du romancier pour éveiller la curiosité de ses lecteurs : les inviter à ne pas chercher de clé veut dire les engager à la découvrir. Et c’est précisément ce qui est arrivé.
*habituellement que pour peindre Mme d’Aumale Stendhal s’est inspiré de la duchesse de Castries ; quant à Mme de Bonnivet, ses modèles ont pu être la comtesse de Broglie, la fille de Mme de Staël, Mme de Krudener, Mme Swetchine. En ce qui est de l’héroïne du roman, Armance, Stendhal a affirmé dans une lettre à Mérimée qu’elle est « le portrait de la dame de compagnie de la maîtresse de Stroganoff ». Ce Stroganoff est sans doute Grégoire Alexandrovitch, baron et ensuite comte de Stroganoff, favori et conseiller du tsar Alexandre Ier, qui a séjourné à Paris au cours de l’hiver 1825-1826, et qui a épousé sa maîtresse, la comtesse Da Ega. Mais il ne semble pas que le prototype d’Armance soit la dame de compagnie de cette comtesse, mais plutôt Nadine Staeline, fille naturelle du général Swetchine, qui avait épousé au début de 1825 Raymond de Ségur. Cette hypothèse, avancée par François Michel (Armance de Zohiloff, dans le volume Études Stendhaliennes, Mercure de France, 1957) est d’autant plus vraisemblable qu’il s’agit d’une dame russe dont le beau-père s’appelle Octave.
1« Faut-il être meunier, faut-il être notaire ? » Notaire ? : La Molinara est un opéra de Paisiello (1788). Dans la Vie de Rossini, Stendhal lui avait trouvé la grâce du Corrège.
*Trois Quartiers : Comédie de Picard et Mazères, jouée au Théâtre-Français le 27 mai 1827.
*Devant ce miroir ? : Stendhal a comparé à plus d’une reprise le roman à un miroir : Le Rouge et le Noir, livre I, chapitre XIII ; livre II, chapitre XIX. Lucien Leuwen, première et troisième préfaces.
*Le 23 juillet 1827 : Il s’agit de Saint-Gingolph sur le lac Léman, en face de Vevey. Dans l’été de 1827, c’est par le Simplon que Stendhal s’est rendu en Italie. Notons que Waysse Villiers, qui a publié en 1819 un Itinéraire descriptif ou Description routière de la France et de l’Italie, adopte l’orthographe Saint-Gengoux.
*Twelfth Night, act. II : « Elle est vieille et simple... Elle est naïvement vraie et joue avec l’innocence de l’amour. » Shakespeare, La Nuit des Rois ou Ce que vous voudrez, acte II, scène IV. Sur le sens et le choix des épigraphes placées en tête des différents chapitres, Stendhal écrira en 1830 : « L’épigraphe doit augmenter la sensation, l’émotion du lecteur, si émotion il peut y avoir, et non plus présenter un jugement plus ou moins philosophique sur la situation. » La plupart de ces épigraphes ont été fournies à Stendhal par Mérimée. Certaines d’entre elles ont été, comme on verra, fabriquées de toutes pièces.
*L’École Polytechnique : Le jeune Henri Beyle avait travaillé les mathématiques à l’École Centrale de Grenoble pour entrer à l’École Polytechnique, mais, en 1799, il ne se présenta pas au concours.
*Le marquis de Malivert : Malhivert est un hameau de la commune de Claix. C’est à Claix que le père de Stendhal possédait une maison de campagne. Le futur romancier y a passé une partie de son enfance.
*Docteur Duquerrel : Allusion au médecin le plus célèbre de l’époque, le chirurgien Guillaume Dupuytren (1777-1833).
*De cette famille : Les tilleuls sont pour Stendhal les arbres typiques de Paris. Il en avait fait la remarque dès 1800, lorsqu’il était employé au Ministère de la guerre (Vie de Henry Brulard, chapitre XLI).
*Il veut : C’est ce que Stendhal lui-même avait cherché dans l’étude d’Helvétius, Hobbes, Destutt de Tracy, Cabanis, etc.
*Qu’elle soit rejetée : La loi qui accordait une indemnité aux émigrés, avait été rejetée une première fois en 1824 et votée ensuite au printemps de 1825. consiste à vivre isolé, et sans personne au monde qui ait le droit de m’adresser la parole.
*De bien mauvais livres : Il s’agit, comme d’ailleurs Stendhal va le dire, des philosophes du XVIIIe siècle et des idéologues. vengeances, et tu l’offenses sans doute quand tu lis les philosophes du XVIIIe siècle. Je te l’avoue, avant-hier je suis sortie de Saint-Thomas d’Aquin dans un état voisin du désespoir. Quand la colère du Tout-Puissant contre les livres impies ne serait que la dixième partie de ce qu’annonce M. l’abbé Fay *** *, je pourrais encore trembler de te perdre. Il est un journal abominable que M. l’abbé Fay *** n’a pas même osé nommer dans son sermon et que tu lis tous les jours, j’en suis sûre.
*M. l’abbé Fay*** : Sans doute, ainsi que l’a indiqué G. Blin, l’abbé Fayet, le futur évêque d’Orléans (1787-1849), ennemi fanatique de la philosophie du XVIIIe siècle, considérée comme responsable de la Révolution. En 1822, il avait prononcé un Sermon sur les mauvais livres. par ton absence nos parents les plus proches ; tu manquais aux devoirs les plus indispensables.
*Aimable amiral de Bonnivet : Déjà au chapitre X de l’Histoire de la Peinture en Italie, Stendhal avait présenté l’amiral de Bonnivet comme un des grands seigneurs les plus représentatifs du XVIe siècle. Il en avait probablement lu la biographie dans la Vie des Hommes illustres et des Grands Capitaines français par Brantôme d’où il a dû tirer la substance de cette note.
1À la bataille de Pavie, sur le soir, voyant que tout était perdu, l’amiral s’écria : « Il ne sera pas dit que je survis à un tel désastre » ; et s’élançant, la visière levée, au milieu des ennemis, il eut la consolation d’en tuer plusieurs avant que de tomber percé de coups (24 février 1525).
*Marlow : « La mélancolie le marquait comme son bien, lui dont le cœur ambitieux surestime le bonheur auquel il ne peut atteindre. » Cette épigraphe a sans doute été fabriquée, car le début, « Melancholy mark’d him for her own », est en fait un vers de l’Élégie sur un cimetière de campagne par Thomas Gray, que Stendhal cite à maintes reprises.
*La Ronze : Nouvelle réminiscence du Dauphiné : La Ronzy est le nom d’une propriété à Claix dans les parages de la maison de Chérubin Beyle.
*Moi malheureux ! : En regard de ces mots, Stendhal a consigné sur son exemplaire personnel : « Essayer faire deviner l’impuissance ; mettre ici : Et comment en serais-je aimé ? »
*Une tragédie : Dans sa jeunesse, Stendhal avait eu une grande admiration pour le poète tragique italien Vittorio Alfieri. Tout en le goûtant moins par la suite, il le mentionne fort souvent. Ce mois-ci ne vaut pas mieux que le mois passé ; cette année-ci ne vaut pas mieux que l’autre année ; d’où vient cette obstination à vivre ? Manquerais-je de fermeté ? Qu’est-ce que la mort ? se dit-il en ouvrant la caisse de ses pistolets et les considérant. Bien peu de chose en vérité ; il faut être fou pour s’en passer*. Ma mère, ma pauvre mère se meurt de la poitrine ; encore un peu de temps et je devrai la suivre. Je puis aussi partir avant elle si la vie est pour moi une douleur trop amère. Si une telle permission pouvait se demander, elle me l’accorderait... Le commandeur, mon père lui-même ! ils ne m’aiment pas ; ils aiment le nom que je porte, ils chérissent en moi un prétexte d’ambition. C’est un bien petit devoir qui m’attache à eux... » Ce mot devoir fut comme un coup de foudre pour Octave. « Un petit devoir ! s’écria-t-il en s’arrêtant, un devoir de peu d’importance !... Est-il de peu d’importance, si c’est le seul qui me reste ? Si je ne surmonte pas les difficultés que le hasard me présente dans ma position actuelle, de quel droit osé-je me croire si sûr de vaincre toutes celles qui pourront s’offrir par la suite ? Quoi ! j’ai l’orgueil de me croire supérieur à tous les dangers, à toutes les sortes de maux qui peuvent attaquer un homme, et cependant je prie la douleur qui se présente
*Pour s’en passer : Lors de l’abandon de Clémentine Curial. Beyle avait traversé une période d’abattement et avait songé à se suicider. de prendre une nouvelle forme, de choisir une figure qui puisse me convenir, c’est-à-dire de se diminuer de moitié. Quelle petitesse ! et je me croyais si ferme ! je n’étais qu’un présomptueux. »
*Two Gentlemen of Verona, act. 1 : « De même que le bouton le plus précoce est rongé par le ver avant de fleurir, de même sous l’effet de l’amour l’esprit jeune et tendre se change en folie... Ainsi l’amour dévorant habite les plus beaux esprits. » À remarquer que Stendhal a interverti l’ordre des vers.
*Son éducation : Réminiscence d’un des épisodes les plus connus de l’autobiographie d’Alfieri : le poète avait un jour jeté un flambeau à la tête d’un valet qui, en le peignant, avait eu le malheur de lui arracher les cheveux.
*Mme de Claix : Nous avons déjà dit que le père de Stendhal possédait une maison de campagne à Claix près de Grenoble.
*Mme la comtesse de *** : C’est Stendhal lui-même qui donne la clé dans une note tracée sur son exemplaire personnel : la comtesse de Carla. Après avoir décoché des traits ironiques contre cette favorite de Louis XVIII dans ses articles destinés aux revues anglaises, il la prendra comme modèle du personnage de Mme de Fervaque dans Le Rouge et le Noir. (Voir Claude Liprandi, La Maréchale de Fervaque. Lausanne, Éditions du Grand-Chêne, 1959.)
*Massinger : « Demi-dupe, demi-dupant, le premier trompa peut-être par sa fourberie et ses belles paroles, comme tous ces philosophes. Philosophes, disent-ils ? Remarque ceci, Diego, le diable peut citer l’Écriture pour arriver à ses fins. Oh ! quelle belle apparence a la fausseté ! » R. Lebègue a remarqué qu’à l’exception de la première phrase cette épigraphe est empruntée au Marchand de Venise de Shakespeare, acte I, scène III, où cependant il est question de Bassanio et non pas de Diego. parfait, admira la vérité du dessin de ces deux tibias et la perfection de la gravure. « C’est de l’école de Pikler*, se dit-il ; ce sera quelque folie de ma cousine la dévote Mme de C***. » Il fut détrompé en voyant un magnifique exemplaire de la Bible, relié par Thouvenin*. « Les dévotes ne donnent pas la Bible », dit Octave en ouvrant la lettre d’envoi ; mais il chercha en vain la signature, il n’y en avait pas, et il jeta la lettre sous la cheminée. Un moment après, son domestique, le vieux Saint-Jacques, entra avec un petit air malin.
*De l’école de Pikler : Sans doute le graveur Johann Peter Pichler (1775-1806), que Stendhal nomme aussi dans Rome, Naples et Florence.
*Thouvenin : Joseph Thouvenin, relieur très connu (1790-1834).
*Aller au Gymnase : Le Théâtre du Gymnase dramatique, construit en 1820, s’élevait sur le boulevard Bonne-Nouvelle. De 1824 à 1830, il fut appelé Théâtre de Madame, et c’est sous ce nom qu’il est désigné dans les lignes suivantes.
*Le chassa du spectacle : Le Mariage de raison est une comédie de Scribe représentée au Gymnase le 10 octobre 1826. Octave quitte précipitamment le théâtre au deuxième acte, parce qu’il y est question de la clé de la chambre nuptiale. C’est là une des allusions à l’impuissance du héros du roman que Stendhal s’efforce de suggérer au lecteur sans prononcer le mot.
*En horreur : Pour plus de clarté, Stendhal a ajouté sur son exemplaire personnel : « Il s’était juré mille fois depuis quatre ans que jamais il n’aimerait. Cette obligation de ne pas aimer était la base de toute sa conduite et la grande affaire de sa vie. »
*M. l’abbé Dubois : Le missionnaire Jean-Antoine Dubois (1765- 1848) avait longtemps séjourné aux Indes et en Extrême-Orient. Il avait publié en 1825 un ouvrage intitulé : Mœurs, Institutions et Cérémonies des Peuples de l’Inde.
*Un portrait de lord Byron : Ce portrait par Thomas Phillips est à la National Gallery de Londres.
*Une table de wisk : C’est l’orthographe du temps au lieu de la forme whist.
*Don Juan. c. I. : « Ses cheveux lustrés étaient rassemblés sur un front brillant d’intelligence, et beau et lisse ; ses sourcils rappelaient par leur forme l’arc-en-ciel ; sa joue toute pourpre avec l’éclat de la jeunesse atteignait parfois un teint transparent, comme si ses veines en courant jetaient des éclairs... »
*Gouvernement de Moscou : Stendhal a ainsi modifié cette phrase sur son exemplaire personnel : « ... appartenait à une famille qui depuis un siècle avait obtenu les plus grands emplois... »
*La bataille de Montmirail : Bataille gagnée par Napoléon les 11 et 12 février 1814.
*Convertir Octave : Il y eut, sous la Restauration, une vague de mysticisme, mêlé de magnétisme et de spiritisme. Stendhal s’en est moqué à maintes reprises dans les articles qu’il écrivait pour les revues anglaises.
*Des jésuites de robe courte : On appelait ainsi les séculiers membres de la Congrégation.
*King Henry VIII, act. III : « Cromwell, je te le recommande, repousse loin de toi l’ambition ; les anges sont tombés par ce péché, comment donc l’homme, image de son Créateur, peut-il espérer réussir par cette voie ? »
*Envers tous : Stendhal a ajouté sur son exemplaire personnel : « Sans restriction mentale, ni prétérition à la jésuite. » raisonnement et parce que je le trouve nuisible. Et ce qui me prouve qu’il n’est absolument rien chez moi de divin ou d’instinctif, c’est que je puis toujours me rappeler toutes les parties du raisonnement en vertu duquel je trouve le vice horrible.
*Je l’ai retrouvée ! : Ce trait comique, note H. Martineau, a sans doute été emprunté à la Satire I de Diderot : « Me voilà tourmenté par un vomissement périodique ; je verse des flots d’une eau caustique et limpide. Je m’effraye ; j’appelle Thierry. Le docteur regarde, en souriant, le fluide que j’avais rendu : « ... Vous êtes trop heureux ; vous nous avez restitué la pituite vitrée des Anciens que nous avions perdue... » cousine charmante qui le méprise de tout son cœur et dont il brûle de reconquérir l’amitié. Ce sens intime, comme son nom l’indique, ne peut se manifester par aucun signe extérieur.
*Chasse au courre : Stendhal a corrigé sur son exemplaire personnel : « à courre ».
*Château de Ranville : Il y a un Ranville dans le Calvados, arrondissement de Caen, mais on n’y connaît pas de château. maison ; il eut l’honneur de voir un cerf et quatre chiens excellents se précipiter dans la Seine du haut d’un rocher de cent pieds de haut, et le troisième jour il était de retour à Paris.
*Don Juan, c. I : « Mais la passion a beau se déguiser, elle se trahit par son obscurité même ; comme le ciel le plus sombre annonce la tempête la plus affreuse, elle dévoile ses désirs à travers un regard vainement dissimulé, et sous quel aspect qu’il se cache, c’est toujours la même hypocrisie ; froideur et colère, voire dédain ou haine, ce sont les masques qu’elle porte souvent, et cependant trop tard. »
*Cymbeline, act. III : « Que ferai-je pendant ce temps ? Où demeurer ? Comment vivre ? Ou quel réconfort dans ma vie, lorsque je suis morte pour lui ? » En fait, le texte du troisième vers est : « dead for my husband » (morte pour mon mari). Stendhal a voulu donner à l’épigraphe une portée plus générale.
*Se briser : Stendhal a corrigé sur son exemplaire : « ... il lui semblait qu’il était sur le point de mourir d’espérance et de crainte ». On ne peut pas dire que la nouvelle version soit très heureuse.
*En bon état : Ici Stendhal a précisé sur son exemplaire : « Ceux qui avaient mal au foie. »
*Au Père-Lachaise : La chapelle sépulcrale d’Héloïse et Abeilard a été décrite par Alexandre Lenoir dans le Musée impérial des Monuments français, 1810, pages 184-186. En 1816, cette chapelle avait été transportée au Père-Lachaise.
*L’obélisque de Masséna : Stendhal nomme le général Masséna, mort en 1817, parce qu’il le considère comme une victime des ultras. Ceux-ci en effet avaient violemment pris à partie Masséna qui avait refusé de faire partie du Conseil de guerre devant lequel devait se présenter le maréchal Ney. Dès que Julien Sorel arrivera à Paris, il s’empressera d’aller visiter au Père-Lachaise la tombe de Ney. (Le Rouge et le Noir, livre II, chapitre II.)
*La Bédoyère : Le général Labédoyère avait ouvert, en 1815, les portes de Grenoble à Napoléon, lui permettant ainsi de marcher sur Paris. Au retour des Bourbons, il fut condamné à mort. Octave vit le lieu où repose la jeune B *** et lui donna des larmes*.
*Et lui donna des larmes : Le sens de cette allusion mystérieuse a été trouvé par F. Michel. Il s’agit de la fille de Clémentine Curial, Bathilde, morte à l’âge de douze ans, le 12 janvier 1827. (Un enfant à travers l’œuvre de Stendhal, dans le volume Nouvelles Soirées du Stendhal-Club, Mercure de France, 1950.)
*La spirituelle comtesse de G *** : Sans doute la comtesse de Genlis (1746-1830), auteur d’innombrables romans. Stendhal, qui ne pouvait la supporter, s’était déjà proposé, une vingtaine d’années plus tôt, de la ridiculiser dans sa comédie Letellier sous le nom de Mme À la Coque.
*Burns : Cette épigraphe n’a pas été empruntée à Robert Burns, mais à la tragédie de Shakespeare, Cymbeline, acte III, scène VI, dans la traduction de Letourneur, volume VI, 1778, page 126. Stendhal se souviendra encore de ce passage au chapitre XLI de la Vie de Henry Brulard.
*Baron de Risset : Encore un souvenir du Dauphiné. Risset est un village à proximité de Claix.
*Mme de la Rochejaquelein : Ces Mémoires avaient été rédigés par Prosper de Barante ; ils avaient paru en 1815.
*L’apercevoir autrefois : Stendhal a ainsi modifié sur son exemplaire la fin de cette phrase : « ... nuire au voisin qu’il ne l’avait supposé jadis quand il songeait au monde qu’il ne connaissait pas encore. »
*La rue Saint-Dominique : C’est dans cette rue que Stendhal avait habité lorsqu’il était arrivé à Paris pour la première fois. Il se souviendra dans la Vie de Henry Brulard de la solitude dont il avait souffert alors. avec l’air de l’inquiétude et presque de la colère.
*Des maisons de jeu : Un reproche semblable avait été fait à Stendhal lui-même par Métilde à Milan. remarqué avec douleur que vous vous donniez la peine d’inventer sur place vos mots les plus révoltants. Enfin le scandale incroyable de votre prétendue conduite vous aurait valu une célébrité malheureuse parmi ce que Paris renferme de jeunes gens du plus mauvais ton.
*Il cardinal Gerdil : « Ô connaissance ! ce n’est pas sans raison que le prêtre fidèle t’a appelée : le plus grand des maux. Il était tout troublé, et pourtant il ne doutait pas encore, tout au plus il doutait d’être sur le point de douter. Ô connaissance ! tu es fatale à ceux chez lesquels l’action suit de près le credo. » Personne encore n’a eu le courage de se plonger dans les vingt volumes in-4 publiés par le cardinal Gerdil (1718-1802) pour s’assurer que cette épigraphe est vraiment de lui ; ce dont nous doutons fort.
*Désert d’hommes : On reconnaît la phrase fameuse de Chateaubriand dans René : « Inconnu, je me mêlais à la foule, vaste désert d’hommes. » observations qu’il avait faites, comme un autre Philibert*, dans de certains bals fort élégants :
*Philibert : Un autre enfant de Clémentine Curial s’appelait précisément Philibert, mais il n’avait, en 1827, que treize ans.
*D’être Séide : Allusion à la tragédie de Voltaire Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète, acte III, scène VI.
*Troilus and Cressida, act. IV : « Quelque chose de léger comme l’air. Il y a un langage dans son œil, sa joue, sa lèvre, même son pied parle ; ses esprits voluptueux se révèlent à chaque jointure et à chaque mouvement de son corps. Ô ces impudentes à la langue bien pendue qui provoquent la familiarité avant qu’elle ne s’offre. » Le premier vers est sans doute une réminiscence du vers d’Othello, acte III, scène III : Trifles light as air, que Stendhal avait déjà cité dans l’Histoire de la Peinture en Italie, chapitre CXI, et dans De l’Amour, chapitre XXXV.
*Mme d’Aumale : Peut-être réminiscence de la Princesse de Clèves. À l’entendre, Stendhal aurait pris comme modèle de ce personnage Mme de Castries « faite sage ».
*Calcula : Stendhal a précisé sur son exemplaire : « le crayon à la main. »
*Mme Pasta : Giuditta Pasta, dont Stendhal a longuement parlé dans Rome, Naples et Florence, la Vie de Rossini, les Souvenirs d’égotisme, a chanté au Théâtre-Italien de Paris jusqu’à l’automne de 1826.
*Depuis longtemps : Stendhal a ajouté ici une phrase sur son exemplaire : « Mais par malheur mon désir le mieux arrêté ne suffit pas pour mener à bien cette chose qui ferait le bonheur de ma vie. »
*Os Lusiadas, canto III : « Dans le calme, belle Iñez, tu cueillais le doux fruit de ta jeunesse, dans cette erreur joyeuse et aveugle de l’âme qui, sous le coup de la fortune ne tarde pas à disparaître. »
*Sang sarmate : Sur son exemplaire, Stendhal remplacera « sarmate » par « slave ».
*Araucana, c. XXII : « Ah ! comme je sens dans mon cœur inquiet un feu violent me travailler peu à peu et qui de là avec un mouvement doux pénètre mes veines et mes os. »
*Aucun de délicieux ? : Réminiscence de la maxime de La Rochefoucauld : « Il y a de bons mariages, mais il n’y en a point de délicieux. »
*La marquise de Seyssins : Seyssins est un village entre Grenoble et Claix sur la rive gauche du Drac, au pied du Moucherotte.
*D’Andilly : Correction de Stendhal sur son exemplaire : « ... allèrent s’établir dans le joli château que la marquise avait près d’Andilly. » bientôt de nom ; cet événement va m’enlever la seule personne au monde qui voulût bien m’accorder quelque amitié.
*À sa cousine : Le début de la phrase a été modifié par Stendhal sur son exemplaire : « Aussitôt qu’il s’accordait la permission de songer sans cesse... » la parole sans savoir comment il finirait sa phrase, il parlait beaucoup mieux.
*Lampugnani : « Un cœur jeune ou bien ne voit point les défauts de ceux qui l’entourent ou bien les voit immenses. C’est l’erreur habituelle des jeunes gens qui brûlent d’un feu intérieur. » Stendhal, qui très probablement a forgé de toutes pièces, comme le laisse supposer l’italien fort incorrect, le texte de cette épigraphe ainsi que le nom de l’auteur prétendu, a noté en regard sur son exemplaire : « M. Giordani à Florence me demande quel est cet auteur qu’il ne connaît pas, lui qui les connaît tous. Décembre 1827. » Et plus bas : « M. Giordani me demande qui est Lampugnani, honteux d’ignorer un auteur italien. »
*Comme Rousseau : Allusion aux Confessions, livre XI.
1Comme Rousseau, le pauvre Octave se bat contre des chimères. Il eût passé inaperçu dans tous les salons de Paris, malgré le mot qui précède son nom. Il règne d’ailleurs dans sa peinture de la société qu’il n’a jamais vue, un ton d’animosité ridicule dont il se corrigera. Les sots sont de toutes les classes. S’il en était une qu’à tort ou à raison on accusât de grossièreté, elle se distinguerait bientôt par une grande pruderie et solennité de manières.
*Cette absurdité : On discutait beaucoup à l’époque pour et contre l’industrie. Stendhal avait participé aux débats par son pamphlet D’un nouveau complot contre les industriels (1825). oreilles et me moquer de tout, comme le veut Mme d’Aumale. Si j’aperçois ces regards, tout plaisir va me fuir pour le reste de la soirée. La discussion qui s’établira au-dedans de moi, pour savoir si l’on a voulu m’insulter, peut m’ôter la paix de l’âme pour trois jours.
*Les enfants de Talma : L’explication de cette allusion est fournie par Stendhal lui-même dans un article publié dans le New Monthly Magazine du 18 novembre 1826 : « Les deux fils de Talma ont été élevés dans une école tenue par M. Morion, qui comptait parmi ses élèves les enfants de plusieurs premières familles de France. Les fils de Talma y restèrent jusqu’au jour de la distribution des prix, il y a environ deux ans, où l’évêque d’Hermopolis (Frayssinous) les a insultés en public parce qu’ils étaient les enfants d’un acteur excommunié par l’Église gallicane ! »
*De Manchester : Le duc de La Rochefoucauld-Liancourt avait créé dans sa propriété de Liancourt (Oise) une ferme modèle, des manufactures, un orphelinat, etc.
*Chez les Saint-Imier : Saint-Ismier est un village à 8 km. de Grenoble, dans la vallée du Graisivaudan. Deux des amis de Stendhal étaient de Saint-Ismier, François Bigillion et Félix Faure. parce que l’Aurore* donne une plaisanterie sale contre son ennemi, M. le comte de *** qui vient d’être fait conseiller d’État ? Il avait le numéro dans sa poche.
*L’Aurore : Aucun journal n’a paru sous la Restauration avec ce titre.
*Comédie du « Roman » : Comédie de la Ville de Mirmont représentée au Théâtre-Français le 22 juin 1825. Le héros était un banquier très riche et plein de mépris pour la noblesse.
*Dans « Polyeucte » : Acte IV, scène VI. peur de céder à la tentation, vous vous hâtez de parler du bel album de Mlle de Claix ou du chant de Mme Pasta. D’un autre côté, votre titre et les manières peut-être un peu raboteuses des gens qui pensent comme vous sur les trois quarts des questions, vous empêchent de les voir.
*Lord Holland ? : Les trois principaux représentants du Parti libéral anglais.
*M. le général Foy : Le général Foy était mort le 22 novembre 1825. Stendhal en a parlé longuement dans le New Monthly Magazine de janvier 1826. philosophe et il a caractérisé fort injustement les deux nuances qui, de son temps, divisaient la société. Quel scandale qu’Octave ne raisonne pas comme un sage de cinquante ans<sup>1</sup> ?
1On n’est pas assez reconnaissant envers le ministère Villèle. Les trois pour cent, le droit d’aînesse, les lois sur la presse ont amené la fusion des partis. Les relations nécessaires entre les pairs et les députés ont commencé ce rapprochement qu’Octave ne pouvait prévoir, et heureusement les idées de ce jeune homme orgueilleux et timide sont encore moins exactes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient il y a quelques mois ; mais c’est ainsi qu’il devait voir les choses d’après son caractère donné. Fallait-il laisser incomplète l’esquisse d’un caractère bizarre parce qu’il est injuste envers tout le monde ? C’est précisément cette injustice qui fait son malheur.
*Doctor Faustus : Épigraphe tirée du Faust de Marlowe : « Combien me suis-je rassasié de cette pensée ! Obligerai-je les esprits à chercher ce qui me plaît ? à résoudre pour moi toutes les énigmes ? à exécuter quelque entreprise désespérée que je projette ? » dansé.
*Caporal Voreppe : Voreppe est un village à une quinzaine de kilomètres de Grenoble sur la route de Lyon.
*De diamant : Stendhal a remplacé dans son exemplaire cette expression par « infranchissable ».
*En mauvaise part : Stendhal a ajouté, toujours sur son exemplaire personnel : « tant votre présence donne de sérénité à mon âme ».
*N’étrangent : Terme de vénerie sans doute trouvé dans les Mémoires de Saint-Simon : étranger le gibier, l’éloigner.
*Bien pâle : Sur son exemplaire, Stendhal a mis à la place de cette expression l’épithète : « mat ». jamais rien ne languit dans les lieux où elle se trouve, et il me semble que je m’ennuierais souvent dans le salon de ma tante si j’écoutais ce qu’on y dit. » Armance pleurait, mais cette âme noble ne s’abaissa point jusqu’à avoir de la haine pour Mme d’Aumale. Elle observait chacune des actions de cette femme aimable avec une attention profonde et qui la conduisait souvent à des moments fort vifs d’admiration. Mais chaque acte d’admiration était un coup de poignard pour son cœur. Le bonheur tranquille disparut, Armance fut en proie à toutes les angoisses des passions. La présence de Mme d’Aumale en vint à la troubler plus que celle d’Octave lui-même. Le tourment de la jalousie est surtout affreux quand il déchire des cœurs à qui leur penchant comme leurs positions interdisent également tous les moyens de plaire un peu hasardés.
*Antony and Cleopatra, act. 1 : « Que Rome s’abîme dans le Tibre ! et que s’écroule la voûte immense de l’empire ! C’est ici qu’est mon domaine ; les royaumes sont de la boue et la même boue nourrit indifféremment la bête et l’homme ; la noblesse de la vie est d’aimer ainsi. »
*Aspects enchanteurs : Stendhal a ajouté une nouvelle phrase sur son exemplaire : « Elles acquéraient de la grandeur, les noires ombres d’une lune resplendissante supprimaient les détails. » charmes de cette soirée délicieuse. Par je ne sais quel caprice, Mme d’Aumale voulait, ce jour-là, avoir toujours Octave auprès d’elle ; elle lui rappelait avec complaisance et sans nul ménagement pour les hommes qui l’entouraient, que c’était dans ces bois qu’elle l’avait vu pour la première fois :
*Je m’y connais : Trouvant sans doute son style trop haché, Stendhal a ajouté postérieurement : « Je m’y connais, fut dit d’une voix pleine qui tranchait avec le ton précédent. »
*Hamlet, act. IV : « Qu’est-ce qu’un homme si son plus grand bien et l’occupation de son temps est dormir et manger ? une bête, pas plus... Être réellement grand, ce n’est pas s’agiter sans un motif élevé, mais découvrir avec grandeur une querelle pour un fétu, quand l’honneur est en jeu. » le plus calme à Mme d’Aumale, la réputation d’Armance pouvait souffrir. Il passait sa vie avec elle, et le mot de Mme d’Aumale avait été saisi par deux ou trois personnages qui le détestaient ainsi qu’Armance.
*L’horloge du château : Choqué par cette tournure un peu bizarre, Stendhal a mis à la place sur son exemplaire : « compter les heures à l’horloge d’Andilly ». marchait à pas précipités. Incapable de se soutenir, il se laissa tomber sur le tronc d’un vieil arbre qui barrait le chemin, et dans ce moment il lui sembla voir encore plus clairement toute l’étendue de son malheur.
*En regard du chapitre XVII, Stendhal a tracé ce commentaire : « ... je relis ce chapitre qui me semble vrai, et pour l’écrire il faut l’avoir senti. »
*Schiller : L’attribution est fantaisiste, Stendhal a écrit en regard : « Je veux dire par l’épigraphe qu’il regarda avidement sa gorge. »
*Ce fut Armance : En se relisant, Stendhal a ajouté deux détails : « et à vingt pas de la porte au détour d’une allée, il vit Armance. »
*Noble : Ici aussi Stendhal a remplacé sur son exemplaire l’épithète « noble » par deux autres épithètes : « souple et légère ».
*Deckar : « Il est indigne, dites-vous ? C’est impossible. Ce serait plus facile pour lui de mourir. » Il y a un poète dramatique de ce nom en Angleterre dans la première partie du XVIe siècle, mais l’attribution a l’air d’être fantaisiste.
*Mène au supplice : Stendhal a noté sur son exemplaire : « Tout ceci me rappelle Menti en 1827 après le Chantilly de 1826. » Menti désigne Clémentine Curial.
*Othello, acte IV : « Une femme si charmante ! une femme si belle ! une femme si douce ! – Allons, vous devez oublier cela. – Oh ! le monde n’a pas une plus douce créature. »
*Le 3 septembre 182* : On sait que l’une des manies de Stendhal était de prendre note de ce qui lui tenait à cœur sur les objets les plus inattendus. Il rapporte dans la Vie de Henry Brulard que le jour où il a tout à coup découvert qu’il avait cinquante ans, il a écrit sur ses bretelles : « J. vaisa voirla5. » (Je vais avoir la cinquantaine).
*Otello : L’opéra de Rossini (1816).
*Horat. : Ce vers n’est pas d’Horace, mais de Virgile Énéide, chapitre I, vers 207 : « Patience, conservez-vous pour des temps plus favorables. » Italien eut été composé comme celui des autres spectacles, il eût eu la distraction d’une scène publique.
*M. de Meylan : Localité dans la vallée du Graisivaudan entre Grenoble et Saint-Ismier. (Voir plus haut, chapitre XIV.)
*Deckar : « Pour l’homme lourd et grossier dont l’âme vulgaire n’est éveillée que par les intérêts ignobles et mesquins de la vie, le spectacle d’un être noble en proie au désespoir par la force irrésistible de la passion n’est qu’un sujet de mépris et de dérision. » La remarque faite pour l’épigraphe du chapitre XIX est valable aussi pour celle-ci.
*Au château d’Écouen : Ce château avait été rendu aux Condé en 1814. M. Dolier voulut se retirer pour ne paraître que dans le cas où M. de Malivert désirerait sa présence. Armance, de l’air le moins alarmé qu’elle put prendre, annonça à Mme de Malivert que son fils venait de faire une chute de cheval dans une promenade du matin et s’était cassé un os du bras droit. Mais ses sanglots, que dès la seconde phrase elle ne fut plus maîtresse de retenir, démentaient son récit à chaque mot.
*Guasco : « Tu n’es que néant, ô mort ! Mais serait-ce après avoir descendu la première marche de ma tombe qu’il me serait donné de voir la vie comme elle est réellement ? » Stendhal a connu à Milan un jeune libéral plein d’esprit qui s’appelait Guasco. C’est tout ce que nous savons.
*L’ordre du Saint-Esprit : Premier ordre de chevalerie de l’ancienne monarchie française, institué par Henri III, supprimé à la Révolution, rétabli sous la Restauration, définitivement supprimé en 1830. L’insigne des chevaliers du Saint-Esprit était une croix à huit pointes attachée à un ruban bleu céleste. jours après l’arrivée d’Octave, Mme de Bonnivet vint s’établir à Andilly.
*Hungariae R*** : Allusion aux paroles par lesquelles l’empereur François, roi de Hongrie (Hungariae Rex), avait ouvert la Diète : « Totus mundus stultitiat... » : Le monde entier tombe dans la folie révolutionnaire...
*Saint-Acheul : Les jésuites avaient ouvert un collège à Saint-Acheul, près d’Amiens.
*L’Étoile : Journal monarchique dirigé par un compatriote de Stendhal, de Genoude.
*Ne saurait voir : Réminiscence du vers bien connu de Tartufe : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. »
*La Pandore : Journal littéraire publié de 1823 à 1828.
*Cacher sa pensée : Trait attribué par Stendhal à Talleyrand dans un article inséré dans le London Magazine de janvier 1825.
*À Brigg : Il s’agit de Brigue, dans le Valais.
*Mme Dérien : Desrien était le nom d’un ingénieur dont Stendhal avait tracé le portrait en collaboration avec Crozet, en 1804. (Stendhal- Club, no 7, 15 avril 1960.) de madame. Il y a quelque chose d’extraordinaire. Octave est-il malade ?
*King Henry III. act. III : « Telle est la destinée de l’homme ; aujourd’hui il déploie les tendres feuilles de l’espérance, demain il s’épanouit et porte le pourpre de ses honneurs serrés autour de lui ; le troisième jour survient une gelée, une gelée meurtrière ; et alors il tombe – telle est sa nature. » King Henry III est un lapsus ; il s’agit de la tragédie de Shakespeare King Henry VIII, acte III, scène II. Le texte porte à la fin : « as I do » ; il a sans doute été modifié pour qu’il ait une portée plus générale.
*Balzac : Il ne s’agit pas d’Honoré de Balzac, qui n’avait pas encore publié de roman, mais de Guez de Balzac (1597-1654). Mais Stendhal a-t- il jamais lu les œuvres de ce dernier ?
*Avec Octave : Au sujet de cette fausse lettre, il faut rappeler ce que Stendhal a écrit à Mérimée : « J’ai comme vous les plus grands scrupules sur la lettre écrite par le commandeur. Mais il me faut une petite cause pour arrêter l’aveu. »
*La vaccine : Deux questions qui, à force d’être débattues, étaient devenues banales.
1En mourant abandonnée par Énée, Didon s’écrie : « J’ai vécu et cette destinée que la fortune avait tracée pour moi, je l’ai parcourue. » Virgile, Énéide, livre IV, vers 653.
*Webster : « S’il retourne sur la terre, laissez-moi seulement lui donner un baiser du fond de mon cœur, et vous nous mettrez tous les deux dans un même cercueil. » Épigraphe empruntée à la pièce intitulée Vittoria Corambona, acte IV. On sait qu’à quelques années de là, Stendhal publiera une chronique italienne intitulée Vittoria Accoramboni.
*Environs de Marseille : Stendhal les avait visités lors de son séjour à Marseille en 1805-1806, en compagnie de Louason (Mélanie Guilbert).