(1886–1914)
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Henri Alban Fournier naît en 1886 à La Chapelle-d'Angillon, dans le Cher, chez des parents instituteurs. Au lycée Lakanal il se lie avec Jacques Rivière, qui deviendra son beau-frère et son correspondant de toute une vie. En 1905, une rencontre d'un jour avec Yvonne de Quiévrecourt lui inspire son unique roman, « Le Grand Meaulnes », publié en 1913 et manqué de peu au Goncourt. Mobilisé en août 1914, il est tué le 22 septembre dans la Meuse, à vingt-sept ans.
« Le Grand Meaulnes » est le roman de l'adolescence et du domaine perdu : un pensionnaire de campagne s'égare, tombe sur une fête étrange dans un château, y croise une jeune fille, et passe le reste du livre à vouloir retrouver ce lieu qui n'existe déjà plus. Peu de romans ont ce pouvoir de rendre le lecteur nostalgique d'un souvenir qui n'est pas le sien.
Un livre unique, littéralement : Alain-Fournier n'en a écrit qu'un, et il tient tout entier dans une langue simple et précise, entre le récit d'aventures pour enfants et le roman d'amour impossible. Sa correspondance avec Jacques Rivière montre l'écrivain exigeant qu'il était en train de devenir.
À lire à quinze ans, puis à quarante : ce n'est pas le même livre. Commencez par la première partie, la fête au domaine, et laissez-vous porter jusqu'au dénouement, l'un des plus déchirants de la littérature française.
Roman de 1913 : à Sainte-Agathe, François Seurel, fils de l'instituteur, raconte comment son camarade Augustin Meaulnes, égaré un jour d'hiver, découvre un domaine mystérieux en pleine fête et y rencontre Yvonne de Galais, dont il cherche ensuite la trace.
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