(1606–1684)
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Né à Rouen en 1606 dans une famille de robe, Corneille devient avocat du roi, mais, timide et peu éloquent, il renonce à plaider et se tourne vers le théâtre. Le triomphe du « Cid », en 1637, déclenche une querelle qui aboutit à la condamnation de la pièce par la toute jeune Académie française, où il finit pourtant par entrer en 1647. Il meurt à Paris en 1684 et c'est Racine qui prononce son éloge à l'Académie.
Corneille a donné à la tragédie française sa puissance. Il invente d'abord une comédie nouvelle, loin de la farce, fondée sur la « conversation des honnêtes gens », puis crée des héros placés devant des choix impossibles entre l'amour, l'honneur et l'État. Ce conflit porte désormais son nom : le dilemme cornélien.
« Le Cid » fut une révolution : pour venger l'honneur de son père, Rodrigue doit tuer celui de Chimène, qu'il aime. Suivent les grandes tragédies romaines, « Horace », puis « Cinna », où Auguste choisit la clémence plutôt que la vengeance. Ses alexandrins sont devenus proverbes : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », « Je suis maître de moi comme de l'univers ». Il signe aussi des comédies éblouissantes, « L'Illusion comique » et « Le Menteur ».
Toujours parmi les auteurs les plus joués, Corneille parle de ce que l'on choisit d'être quand tout se dérobe. Commencez par « Le Cid », puis « L'Illusion comique », pot-pourri génial où s'emboîtent pastorale à magicien, comédie, tragi-comédie et tragédie. Viendront ensuite « Cinna », « Le Menteur » et « Médée », sa toute première tragédie.
Comédie en cinq actes et en vers (1644) : à Paris, Dorante, jeune homme revenu de Poitiers, enchaîne les mensonges pour séduire une inconnue croisée aux Tuileries, échapper au mariage que son père lui destine et se tirer des querelles qu'il provoque.
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