(1621–1695)
1 œuvre référencée
Né à Château-Thierry en 1621, maître des eaux et forêts peu assidu, La Fontaine est pensionné par Fouquet, à qui il reste fidèle après sa chute, ce qui lui vaut la froideur durable de Louis XIV. De 1668 à 1694, il donne douze livres de « Fables », entre-temps des « Contes » licencieux qui font scandale. Élu à l'Académie française en 1684, il meurt à Paris en 1695.
Les « Fables » sont le trésor de la langue française : des animaux qui parlent pour dire la cour, la guerre, la justice inique et la vanité des hommes. Sous l'apologue pour enfants, une satire politique d'une audace constante, écrite à l'ombre du Roi-Soleil.
La Fontaine est un maître du récit bref : vers irréguliers qui épousent le mouvement, dialogues croqués, chutes assassines. Il définissait son œuvre comme « une ample comédie à cent actes divers », et c'est bien un théâtre complet qui tient dans ces pages.
Chaque âge y lit un autre livre : mémoire d'école d'abord, puis sagesse désabusée et art consommé. Relisez au hasard, ou entrez par les livres VII à XI, les plus profonds, ceux du « Héron », des « Animaux malades de la peste » et des « Deux Pigeons ».