(1804–1876)
1 œuvre référencée
Aurore Dupin, née à Paris en 1804 et élevée à Nohant, dans le Berry, quitte son mari, monte à Paris, porte l'habit d'homme et devient sous le nom de George Sand l'écrivain le mieux payé de son temps. Ses liaisons avec Musset puis Chopin défraient la chronique, son engagement de 1848 aussi. La « bonne dame de Nohant » meurt en 1876, saluée par Hugo et pleurée par Flaubert.
George Sand est la grande voix des femmes du XIXe siècle : « Indiana » et « Lélia » attaquent de front le mariage forcé et l'hypocrisie sociale, et sa vie même, libre et scandaleuse, fut un manifeste. Tout le combat pour l'émancipation lui doit quelque chose.
Ses romans champêtres, « La Mare au diable », « François le Champi », « La Petite Fadette », inventent une pastorale française : le Berry des paysans, des veillées et des sortilèges, dans une langue limpide qui enchanta Proust enfant.
On la lit aussi pour la personnalité : vingt-cinq mille lettres, des mémoires, des amitiés avec tout le siècle, de Balzac à Flaubert. Commencez par « La Mare au diable », une soirée de lecture, puis « Indiana », le premier coup d'éclat.