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Paul Verlaine

(1844–1896)

3 œuvres référencées

Né à Metz en 1844, employé de l'Hôtel de Ville de Paris et poète prometteur, Verlaine voit sa vie basculer à l'arrivée de Rimbaud : il quitte femme et enfant, erre avec lui de Londres à Bruxelles, et finit par lui tirer dessus, ce qui lui vaut deux ans de prison à Mons. Converti derrière les barreaux, rechutant ensuite d'hôpital en garni, il est sacré « prince des poètes » et meurt misérable à Paris en 1896.

Verlaine est le poète de la musique : « De la musique avant toute chose », commande son « Art poétique », qui prône le vers impair et la nuance contre l'éloquence. Personne n'a fait chanter le français aussi naturellement.

« Fêtes galantes » ressuscite en demi-teinte le monde de Watteau, « Romances sans paroles » invente des paysages d'âme d'une légèreté inouïe, « Sagesse » élève la contrition en chant profond : trois recueils, trois miracles d'euphonie.

C'est la poésie qui s'apprend par cœur sans effort : « Chanson d'automne », « Il pleure dans mon cœur », « Le ciel est, par-dessus le toit ». Commencez par « Fêtes galantes » et « Romances sans paroles », les deux sommets brefs.

Bibliographie