(1842–1898)
1 œuvre référencée
Né à Paris en 1842, Mallarmé enseigne l'anglais toute sa vie, de Tournon à Paris, tout en poursuivant l'œuvre la plus exigeante du siècle. Ses mardis de la rue de Rome, où l'on croise Valéry, Gide et Claudel, font de lui le maître du symbolisme. Endeuillé par la mort de son fils Anatole, il meurt à Valvins en 1898, laissant inachevé son grand « Livre » rêvé.
Mallarmé a porté la poésie à son point d'exigence maximal : « donner un sens plus pur aux mots de la tribu ». Chaque sonnet est un cristal où la syntaxe, suspendue, oblige à lire autrement : lentement, plusieurs fois, pour le plaisir de voir le sens se former.
« L'Après-midi d'un faune » a inspiré Debussy, « Hérodiade » a fasciné les peintres, et le « Coup de dés », avec ses mots dispersés sur la double page, libère la typographie : la poésie visuelle du XXe siècle en sort tout entière.
Le lire, c'est apprendre une lecture d'orfèvre, attentive au moindre mot. Entrez par les pièces courtes et limpides, « Brise marine », « Apparition », le sonnet du cygne, avant de tenter les grands poèmes obscurs et somptueux.