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LA MARCHANDE D’HERBES AROMATIQUES

Poésies, Stéphane Mallarmé (1899)·Texte intégral, poème 33 sur 57·Livre complet →

Ta paille azur de lavandes,

Ne crois pas avec ce cil

Osé que tu me la vendes

Comme à l’hypocrite s’il

En tapisse la muraille

De lieux les absolus lieux

Pour le ventre qui se raille

Renaître aux sentiments bleus.

Mieux entre une envahissante

Chevelure ici mets-la

Que le brin salubre y sente

Zéphirine, Paméla

Ou conduise vers l’époux

Les prémices de tes poux.