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RONDEL

Poésies, Stéphane Mallarmé (1899)·Texte intégral, poème 35 sur 57·Livre complet →

Rien au réveil que vous n’ayez

Envisagé de quelque moue

Pire si le rire secoue

Votre aile sur les oreillers

Indifféremment sommeillez

Sans crainte qu’une haleine avoue

Rien au réveil que vous n’ayez

Envisagé de quelque moue

Tous les rêves émerveillés

Quand cette beauté les déjoue

Ne produisent fleur sur la joue

Dans l’œil diamants impayés

Rien au réveil que vous n’ayez