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TETE DE FAUNE

Poésies, Arthur Rimbaud (1870)·Texte intégral, poème 27 sur 57·Livre complet →

Dans la feuillée, écrin vert taché d’or

Dans la feuillée incertaine et fleurie

De fleurs splendides où le baiser dort,

Vif et crevant l’exquise broderie,

Un faune effaré montre ses deux yeux

Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches

Brunie et sanglante ainsi qu’un vin vieux

Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

Et quand il a fui – tel qu’un écureuil -

Son rire tremble encore à chaque feuille

Et l’on voit épeuré par un bouvreuil

Le Baiser d’or du Bois, qui se recueille.