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Cinquième acte — La gazette de Cyrano

Scène IV

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand (1897)·Texte intégral, scène 46 sur 48·Livre complet →

Roxane seule, puis deux Sœurs, un instant.

Roxane

Ah ! que ce dernier jour de septembre est donc beau !

Ma tristesse sourit. Elle qu’Avril offusque,

Se laisse décider par l’automne, moins brusque.

(Elle s’assied à son métier. Deux sœurs sortent de la maison et apportent un grand fauteuil sous l’arbre.)

Ah ! voici le fauteuil classique où vient s’asseoir

Mon vieil ami !

Sœur Marthe

Mais c’est le meilleur du parloir !

Roxane

Merci, ma sœur.

(Les sœurs s’éloignent.)

Il va venir.

(Elle s’installe. On entend sonner l’heure.)

Là… l’heure sonne.

— Mes écheveaux ! — L’heure a sonné ? Ceci m’étonne !

Serait-il en retard pour la première fois ?

La sœur tourière doit — mon dé ?… là, je le vois ! —

L’exhorter à la pénitence.

(Un temps.)

Elle l’exhorte !

— Il ne peut plus tarder. — Tiens ! une feuille morte ! —

(Elle pousse du doigt la feuille tombée sur son métier.)

D’ailleurs, rien ne pourrait. — Mes ciseaux ?… dans mon sac ! —

L’empêcher de venir !

Une sœur, paraissant sur le perron.

Monsieur de Bergerac.