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ARIETTES OUBLIÉES · 6

C’est le chien de Jean de Nivelle

Romances sans paroles, Paul Verlaine (1874)·Texte intégral, poème 6 sur 19·Livre complet →

C’est le chien de Jean de Nivelle

Qui mord sous l’œil même du guet

Le chat de la mère Michel ;

François-les-bas-bleus s’en égaie.

La lune à l’écrivain public

Dispense sa lumière obscure

Où Médor avec Angélique

Verdissent sur le pauvre mur.

Et voici venir La Ramée

Sacrant en bon soldat du Roi.

Sous son habit blanc mal famé

Son cœur ne se tient pas de joie !

Car la boulangère… — Elle ? — Oui dame !

Bernant Lustucru, son vieil homme,

A tantôt couronné sa flamme…

Enfants, Dominus vobiscum !

Place ! en sa longue robe bleue

Toute en satin qui fait frou-frou,

C’est une impure, palsembleu !

Dans sa chaise qu’il faut qu’on loue,

Fût-on philosophe ou grigou,

Car tant d’or s’y relève en bosse,

Que ce luxe insolent bafoue

Tout le papier de monsieur Loss !

Arrière, robin crotté ! place,

Petit courtaud, petit abbé,

Petit poète jamais las

De la rime non attrapée !

Voici que la nuit vraie arrive…

Cependant jamais fatigué

D’être inattentif et naïf ?

François-les-bas-bleus s’en égaie.