(1790–1869)
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Né à Mâcon en 1790, Lamartine aime à Aix-les-Bains Julie Charles, une jeune femme mariée et malade qui meurt en décembre 1817 ; de ce deuil naissent les « Méditations poétiques » (1820), succès immédiat. Député, il proclame la République à l'Hôtel de Ville en février 1848, repousse le drapeau rouge et signe l'abolition de l'esclavage, avant de n'obtenir que 0,26 % des voix à la présidentielle de décembre. Ruiné, il meurt à Paris en 1869.
Lamartine ouvre le romantisme français. En 1820, les « Méditations poétiques » font l'effet d'une révolution : un homme y parle de son amour, de son deuil et de la nature avec une musique nouvelle. Toute une génération, Hugo, Nodier, Sainte-Beuve, s'y reconnaît, et la poésie devient pour longtemps le chant de l'âme.
On le connaît d'abord pour « Le Lac », né du souvenir de Julie Charles au bord du lac du Bourget, et pour « L'Isolement » ou « L'Automne » : l'amour, la mort et la nature fondus en une même plainte harmonieuse. Mais il fut aussi l'auteur de « Jocelyn », du « Voyage en Orient » et de l'« Histoire des Girondins », et l'un des acteurs majeurs de la révolution de 1848.
Flaubert le raillait, Rimbaud le jugeait « quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille » : il reste pourtant le poète qui a appris au vers français à dire l'intime. Le lire aujourd'hui, c'est retrouver l'origine de notre façon d'écrire la mélancolie. Commencez par les « Méditations poétiques », et d'abord par « Le Lac ».
Recueil de poèmes (1820) en quarante et une méditations, la plupart commentées par l'auteur : un poète en deuil de la femme aimée interroge la nature, le temps qui fuit, la mort et Dieu, de L'Isolement au Lac et à L'Automne.
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