Gobseck : résumé
Gobseck, Honoré de Balzac (1830) · 1 minute de lecture
Nouvelle de Balzac parue en 1830, d'abord sous le titre L'Usurier dans La Mode, puis en volume sous d'autres titres avant que Gobseck s'impose dans l'édition Furne de 1842. Elle fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine. Derville reparaît dans Le Colonel Chabert, et deux films soviétiques (1936, 1987) l'ont adaptée.
Un soir de l'hiver 1829-1830, dans le salon de la vicomtesse de Grandlieu, l'avoué Derville l'entend reprocher à sa fille Camille de s'attacher au jeune comte Ernest de Restaud, dont la mère, née Goriot, a mauvaise réputation. Pour changer ce jugement, Derville raconte une histoire.
Jeune clerc rue des Grès, il avait pour voisin l'usurier Jean-Esther Van Gobseck, qui lui prête de quoi acheter une étude à treize pour cent. Derville devient avoué, se libère en moins de cinq ans et épouse Fanny Malvaut, la jeune travailleuse de la rue Montmartre.
Il conduit ensuite le dandy Maxime de Trailles chez Gobseck, où celui-ci amène la comtesse de Restaud et ses diamants. Gobseck les achète quatre-vingt mille francs. Le comte découvre la vente, et Derville fait conclure un réméré de quatre-vingt-cinq mille francs. Ruiné par sa femme, le comte vend ses biens à Gobseck par un acte simulé : une contre-lettre doit les rendre à son fils aîné Ernest à sa majorité.
En décembre 1824, le comte mourant charge Ernest de poster un paquet cacheté à Derville, puis meurt après avoir repoussé sa femme. Elle fouille la chambre et jette les papiers au feu. Gobseck se déclare propriétaire des biens.
Gobseck meurt à son tour, au milieu de denrées avariées et d'or caché dans ses cendres, en chargeant Derville de retrouver la fille de la belle Hollandaise. Derville annonce qu'Ernest recevra bientôt sa fortune. La vicomtesse répond qu'on y pensera.
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