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LES REGRETS DE JOACHIM DU BELLAY ANGEVIN · CX

Quand mon Caraciol de leur prison desserre

Les Regrets, Joachim du Bellay (1558)·Texte intégral, poème 110 sur 193·Livre complet →

Quand mon Caraciol de leur prison desserre

Mars, les ventz, et l’hyver : une ardente fureur,

Une fiere tempeste, une tremblante horreur

Ames, ondes, humeurs, ard, renverse, et resserre.

Quand il luy plait aussi de renfermer la guerre,

Et l’orage, et le froid : une amoureuse ardeur,

Une longue bonasse, une douce tiedeur

Brusle, appaise, et resoult les cœurs, l’onde, et la terre.

Ainsi la paix à Mars il oppose en un temps,

Le beau temps à l’orage, à l’hyver le printemps,

Comparant Paule quart avec Jules troisieme.

Aussi ne furent onq’ deux siecles plus divers,

Et ne se peut mieulx voir l’endroit par le revers,

Que mettant Jules tiers avec Paule quatrieme.