HOMMAGE
Poésies, Stéphane Mallarmé (1899)·Texte intégral, poème 49 sur 57·Livre complet →
Toute l’âme résumée
Quand lente nous l’expirons
Dans plusieurs ronds de fumée
Abolis en autres ronds
Atteste quelque cigare
Brûlant savamment pour peu
Que la cendre se sépare
De son clair baiser de feu
Ainsi le chœur des romances
À la lèvre vole-t-il
Exclus-en si tu commences
Le réel parce que vil
Les sens trop précis rature
Ta vague littérature.