Agonies : résumé
Agonies, Gustave Flaubert (1838) · 1 minute de lecture
Ensemble de fragments en prose écrit par Gustave Flaubert à seize ans, Agonies, sous-titré Pensées sceptiques, est dédié à son ami Alfred Le Poittevin, avec une dédicace datée du 20 avril 1838. Il réunit deux suites, Agonies et Angoisses, toujours publiées ensemble. Le texte figure dans les Œuvres de jeunesse de Flaubert parues chez Louis Conard en 1910. Le critique Jean Bruneau y voit le passage du conte philosophique à l'autobiographie et le tient pour inachevé.
Un garçon de seize ans dédie à son ami Alfred Le Poittevin ces pensées sceptiques, datées du 20 avril 1838. Une préface les présente comme le résumé d'une vie morale noire, écrite sans projet de publication.
Dans Agonies, il reprend ce travail commencé deux ans plus tôt. Tout l'ennuie, il ne voit qu'abîmes, doute de la providence, trouve la vanité au fond de chaque acte et se compare à un muet qui veut parler. Il finit en souhaitant être crevé, ivre ou Dieu.
Angoisses s'ouvre sur un dialogue : il ne croit ni à la gloire, ni à la liberté, ni à l'amour, ni à l'immortalité. Il raconte l'exhumation d'un homme illustre au cadavre rongé de vers et en conclut que l'âme n'est peut-être qu'une exhalaison fétide. Il cherche un prêtre, voit l'un d'eux danser avec une prostituée et trouve un Christ de bronze dans la boue. Chez un autre, un vieillard occupé de ses pommes de terre, il éclate de rire et repart.
Il tient la liberté pour une illusion : un voyageur du désert d'Afrique échoue à franchir une roche et les tigres le dévorent. La misère frappe les peuples, le malheur les rois, Charles VI, Louis XVI, Napoléon.
Enfin il raconte que Satan, du temps où il était jeune et pur, l'a emporté dans les airs et lui a montré en Europe des frères meurtriers, prêtres traîtres et rois débauchés. Le texte s'arrête sur cette vision.
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