SUPPLÉMENT
SONNET [1550].
Les Odes, Pierre de Ronsard (1550)·Texte intégral, poème 178 sur 185·Livre complet →
Comme un torrent, qui s’enfle et renouvelle
Par le degout des hauts sommés chenus,
Froissant et ponts, et rivaiges connus
Se fait (hautain) une trace nouvelle :
Tes vers Ronsard, qui par source immortelle
Du double mont sont en France venus
Courent (hardis) par sentiers inconnus
De méme audace, et de carriere telle.
Heureuses sont tes Nimphes vagabondes,
Gastine sainte, et heureuses tes ondes,
O petit Loir, honneur du Vandomois !
Ici le luc, qui n’aguere sur Loire
Souloit répondre au mouvoir de mes dois,
Sacre le pris de sa plus grande gloire.
Caelo Musa beat. [Joachim DU BELLAY.]