Poèmes de Joachim du Bellay
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Les Regrets (1558, 193 poèmes)
LES REGRETS DE JOACHIM DU BELLAY ANGEVIN
Je ne veux point fouiller au sein de la nature- Un plus sçavant que moy (Paschal) ira songer
- N’estant, comme je suis, encor exercité
- Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs
- Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront
- Las, où est maintenant ce mespris de Fortune ?
- Ce pendant que la Court mes ouvrages lisoit
- Ne t’esbahis, Ronsard, la moitié de mon ame
- France, mère des arts, des armes, et des loix
- Ce n’est le fleuve Thusque au superbe rivage
- Bien qu’aux arts d’Apollon le vulgaire n’aspire
- Veu le soing mesnager, dont travaillé je suis
- Maintenant je pardonne à la douce fureur
- Si l’importunité d’un crediteur me fasche
- Panjas, veux-tu sçavoir quels sont mes passe-temps ?
- Cependant que Magny suit son grand Avanson
- Après avoir longtemps erré sur le rivage
- Si tu ne sçais (Morel) ce que je fais ici
- Ce pendant que tu dis ta Cassandre divine
- Heureux, de qui la mort de sa gloire est suyvie
- Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur
- Ores, plus que jamais, me plaist d’aimer la Muse
- Ne lira-lon jamais que ce Dieu rigoureux ?
- Qu’heureux tu es (Baïf), heureux et plus qu’heureux
- Malheureux l’an, le mois, le jour, l’heure, et le poinct
- Si celuy qui s’appreste à faire un long voyage
- Ce n’est l’ambition ni le soin d’acquerir
- Quand je te dis adieu, pour m’en venir ici
- Je hay plus que la mort un jeune casanier
- Quiconques (mon Bailleul) fait longuement sejour
- Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
- Je me feray sçavant en la philosophie
- Que feray-je, Morel ? dy moy, si tu l’entens
- Comme le marinier, que le cruel orage
- La nef qui longuement a voyagé (Dillier)
- Depuis que j’ay laissé mon naturel sejour
- C’estoit ores, c’estoit qu’à moy je devois vivre
- Ô qu’heureux est celuy qui peut passer son aage
- J’ayme la liberté, et languis en service
- Un peu de mer tenoit le grand Dulichien
- N’estant de mes ennuis la fortune assouvie
- C’est ores, mon Vineux, mon cher Vineux, c’est ore
- Je ne commis jamais fraude, ne malefice
- Si pour avoir passé sans crime sa jeunesse
- Ô marastre Nature (et marastre es-tu bien
- Si par peine, et sueur, et par fidelité
- Si onques de pitié ton ame fut atteinte
- Ô combien est heureux, qui n’est contraint de feindre
- Si apres quarante ans de fidele service
- Sortons (Dilliers), sortons, faisons place à l’envie
- Mauny, prenons en gré la mauvaise fortune
- Si les larmes servoyent de remede au malheur
- Vivons (Gordes), vivons, vivons, et pour le bruit
- Maraud, qui n’est maraud que de nom seulement
- Montigné (car tu es aux procez usité)
- Baïf, qui, comme moy, prouves l’adversité
- Ce pendant que tu suis le lievre par la plaine
- Le Breton est sçavant et sçait fort bien escrire
- Tu ne me vois jamais (Pierre) que tu ne die
- Seigneur, ne pensez pas d’ouïr chanter ici
- Qui est ami du cœur est ami de la bourse
- Ce ruzé Calabrois, tout vice, quel qu’il soit
- Quel est celuy qui veut faire croire de soy
- Nature est aux bastards volontiers favorable
- Tu ne crains la fureur de ma plume animee
- Ne t’esmerveille point que chacun il mesprise
- Magny, je ne puis voir un prodigue d’honneur
- Je hay du Florentin l’usuriere avarice
- Pourquoi me grondes-tu, vieux mastin affamé
- Si Pirithois ne fust aux enfers descendu
- Ce brave qui se croît, pour un jacque de maille
- Encores que lon eust heureusement compris
- Gordes, j’ay en horreur un vieillard vicieux
- Tu dis que Dubellay tient reputation
- Gordes, que Dubellay aime plus que ses yeux
- Cent fois plus qu’à loüer on se plaist à mesdire
- Je ne descouvre ici les mystères sacrez
- Je ne te conteray de Boulongne, et Venise
- Je n’escris point d’amour, n’estant point amoureux
- Si je monte au Palais, je n’y trouve qu’orgueil
- Il fait bon voir, Paschal, un conclave serré
- Veux-tu sçavoir, Duthier, quelle chose c’est Rome ?
- Ne pense, Robertet, que ceste Rome ci
- Nous ne faisons la court aux filles de Memoire
- Flatter un crediteur pour son terme allonger
- Marcher d’un grave pas et d’un grave souci
- D’où vient cela, Mauny, que tant plus on s’efforce
- Qui choisira pour moy la racine d’Ulysse ?
- Gordes, il m’est advis que je suis esveillé
- Ne pense pas, Bouju, que les Nymphes Latines
- Ô beaux cheveux d’argent mignonnement retors !
- En mille crespillons les cheveux se frizer
- Douce mere d’amour, gaillarde Cyprienne
- Heureux celuy qui peut long temps suivre la guerre
- Maudict soit mille fois le Borgne de Libye
- Ô Deesse, qui peut aux Princes egaler
- Doulcin, quand quelquefois je voy ces pauvres filles
- D’où vient que nous voyons à Rome si souvent
- Quand je vays par la rue, où tant de peuple abonde
- Ursin, quand j’oy nommer de ces vieux noms Romains
- Que dirons-nous, Melin, de ceste court Romaine
- On ne fait de tout bois l’image de Mercure
- Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mere
- Si fruicts, raisins, et bledz, et autres telles choses
- De voir mignon du Roy un courtisan honneste
- Qui niera, Gillebert, s’il ne veut resister
- Où que je tourne l’œil, soit vers le Capitole
- Je fuz jadis Hercule, or Pasquin je me nomme
- Comme un, qui veut curer quelque Cloaque immunde
- Quand mon Caraciol de leur prison desserre
- Je n’ai jamais pensé que ceste voute ronde
- Quand je voy ces Seigneurs, qui l’espee et la lance
- Avoir veu devaller une triple Montaigne
- Ô trois et quatre fois malheureuse la terre
- Ô que tu es heureux, si tu cognois ton heur
- Fuyons, Dilliers, fuyons ceste cruelle terre
- Celuy vrayement estoit et sage, et bien appris
- Quand je voy ces Messieurs, desquels l’auctorité
- Brusquet à son retour vous racontera, Sire
- Voici le Carnaval, menons chacun la sienne
- Se fascher tout le jour d’une fascheuse chasse
- Cependant qu’au Palais de procez tu devises
- Nous ne sommes faschez que la trefve se face
- Le Roy (disent ici ces bannis de Florence)
- Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos
- Tu sois la bien venue, ô bienheureuse trefve !
- Ici de mille fards la trahison se desguise
- Ce n’est pas de mon gré, Carle, que ma navire
- Je voy, Dilliers, je voy serener la tempeste
- Et je pensois aussi ce que pensoit Ulysse
- Morel, dont le sçavoir sur tout autre je prise
- Vineux, je ne vis oncques si plaisante province
- Il fait bon voir, Magny, ces Coyons magnifiques
- Celuy qui d’amitié a violé la loy
- La terre y est fertile, amples les edifices
- Je les ay veus, Bizet, et si bien m’en souvient
- Scève, je me trouvay comme le fils d’Anchise
- De-vaux, la mer reçoit tous les fleuves du monde
- Si tu veux vivre en Court, Dilliers, souvienne-toy
- Si tu veux seurement en Court te maintenir
- Ami, je t’apprendray (encores que tu sois
- Cousin parle tousjours des vices en commun
- Bizet, j’aymerois mieux faire un bœuf d’un formi
- Gordes, je sçaurois bien faire un conte à la table
- Tu t’abuses, Belleau, si pour estre sçavant
- Souvent nous faisons tort nous mesme’ à nostre ouvrage
- Ne te fasche, Ronsard, si tu vois par la France
- Autant comme lon peut en un autre langage
- Vous dictes, courtisans, les Poëtes sont fouls
- Seigneur, je ne sçaurois regarder d’un bon œil
- Je ne te prie pas de lire mes escrits
- Si mes escrits, Ronsard, sont semez de ton los
- On donne les degrez au sçavant escolier
- Si tu m’en crois, Baïf, tu changeras Parnasse
- Thiard, qui as changé en plus grave escriture
- Par ces vers Teïens Belleau me fait aimer
- En ce pendant, Clagny, que de mil argumens
- De ce Royal palais que bastiront mes doigts
- De vostre Dianet (de vostre nom j’appelle
- Entre tous les honneurs, dont en France est cogneu
- Prelat, à qui les cieux ce bon heur ont donné
- Apres s’estre basti sur les murs de Carthage
- Il ne faut point, Duthier, pour mettre en evidence
- Combien que ton Magny ait la plume si bonne
- Quand je voudray sonner de mon grand Avanson
- Combien que ta vertu, Poulin, soit entendue
- Sage de l’Hospital, qui seul de nostre France
- Nature à vostre naistre heureusement feconde
- La fortune, Prelat, nous voulant faire voir
- Ce n’est pas sans propos qu’en vous le ciel a mis
- Muse, qui autrefois chantas la verde Olive
- Digne fils de Henry, nostre Hercule Gaulois
- La Grecque poesie orgueilleuse se vante
- Dans l’enfer de son corps mon esprit attaché
- Non pource qu’un grand Roy ait esté vostre pere
- Esprit royal, qui prens de lumiere eternelle
- Si la vertu, qui est de nature immortelle
- Quand d’une douce ardeur doucement agité
- Voyant l’ambition, l’envie, et l’avarice
- De quelque autre suject, que j’escrive, Jodelle
- Ronsard, j’ay veu l’orgueil des Colosses antiques
- Je ne suis pas de ceux qui robent la loüange
- Morel, quand quelquefois je perds le temps à lire
- Celuy qui de plus près attaint la Deité
- Quand ceste belle fleur premierement je vi
- La jeunesse, Du-val, jadis me fit escrire
- Bucanan, qui d’un vers aux plus vieux comparable
- Paschal, je ne veux point Jupiter assommer
- Cependant, Pelletier, que dessus ton Euclide
- Dessous ce grand François, dont le bel astre luit
- Sire, celuy qui est, a formé toute essence
- d’un Quidam
- RESPONSE DE L’AUTEUR